Nicolas Sarkozy réagit au cas de Cherif Bouchelaleg mercredi 30 août 2006 © TF1/LCILe ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi que le cas de Cherif Bouchelaleg ne posait pas la question de la double peine mais celle des multirécidivistes, et que sa place doit être "en prison sans aucune indulgence".
"Ma réaction, c'est très simple : M. Bouchelaleg est arrêté, il doit être sanctionné et sanctionné avec beaucoup de sévérité", a-t-il dit à la sortie du Conseil des ministres, interrogé sur le cas de cet Algérien de 36 ans, interpellé mardi à Sallanches (Haute-Savoie) après avoir forcé un barrage près du lieu où se trouvait le Premier ministre Dominique de Villepin.
La réforme de la double peine
Son affaire avait été médiatisée fin 2002 dans le cadre du débat sur la double peine (expulsion du territoire d'un délinquant étranger après sa peine de prison). En janvier 2003, Nicolas Sarkozy avait affirmé que c'était le cas de Cherif Bouchelaleg qui l'avait fait "changer d'avis" sur la double peine dont le régime a été réformé.
"Ce qui est posé dans cette affaire-là, ce n'est absolument pas la question de la double peine (...) la question est celle de la punition la plus sévère possible pour les multirécidivistes", a-t-il dit. "C'est cela qui est en cause et chacun doit comprendre que lorsque quelqu'un fait à répétition des actes de délinquance, sa place est en prison sans aucune indulgence", a ajouté Nicolas Sarkozy. (D'après AFP)
| Un homme "très perturbé" selon son avocat |
Cherif Bouchelaleg est "très perturbé", a indiqué mercredi son avocat, Me Jacques Debray, qui l'avait déjà défendu en 2002. "Il n'y a pas de cohérence dans ses propos concernant à la fois sa situation personnelle et les raisons pour lesquelles il a été arrêté mardi", a poursuivi son avocat. L'homme est "en grande souffrance psychologique suite au récent décès de son père, ce que m'a confirmé sa soeur", a-t-il ajouté. Georges Morand (DVD), le maire de Sallanches, a pour sa part décrit Chérif Bouchelaleg comme un homme "écorché vif, qui n'hésitait pas à menacer ses voisins et qui réclamait à grands cris auprès de la mairie un appartement plus grand que son F5. Il venait se plaindre régulièrement à l'office de HLM et menacer le personnel pour un rien", a-t-il expliqué. "Des voisins terrorisés et harcelés sont partis récemment, suite aux menaces", a ajouté le maire. |
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