200 des "ex-squatters" de Cachan hébergés dans un gymnase après l'évacuation de leur campement de fortune © DRLe préfet du Val-de-Marne, Bernard Tomasini, a détaillé mardi les deux nouvelles propositions d'hébergement faites aux ex-squatteurs de Cachan, via le député-maire PS de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec. Il a ainsi souligné qu'il s'agissait de "l'ultime proposition que l'Etat pouvait faire".
La première proposition prévoit de loger environ 180 personnes dans trois hôtels de l'Essonne et de Seine-et-Marne sans date butoir. L'autre permettrait d'en loger 150 dans un même hôtel à Grigny, dans l'Essonne, mais uniquement jusqu'au 17 septembre. "Chacun va prendre ses responsabilités et les assumer, les squatteurs, la ville, le conseil général", a ajouté le préfet, précisant, par ailleurs qu'il n'envisageait "pas de proroger la situation d'hébergement dans le gymnase, au-delà de mardi".
Un relogement durable et décent
La préfecture, de son côté, continuera de "proposer des relogements" aux personnes en situation régulière, a poursuivi M. Tomasini, en précisant que 14 logements, concernant près de 60 personnes, avaient déjà été proposés aux personnes hébergées dans des hôtels depuis l'évacuation du squat jeudi.
Les 535 personnes qui logeaient dans l'immeuble du Crous évacué sont essentiellement des Africains, en majorité Ivoiriens et Maliens, dont une grande partie sans-papiers. Ceux hébergés dans le gymnase ont jusqu'à présent refusé les hôtels, par crainte d'être dispersés. Ils réclament notamment un relogement durable et décent et la régularisation des sans-papiers.
Montebourg évoque le cas d'une jeune marocaine à Sarkozy |
Le député (PS) de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, a annoncé mardi avoir écrit au ministre de l'Intérieur pour évoquer le cas d'une jeune marocaine dont le père a servi sous le drapeau français, mais qui n'a cependant pas obtenu de droit au séjour auprès de la préfecture de l'Ain. M. Montebourg précise dans sa lettre, avoir "pris le parti personnel de parrainer" cette jeune fille de 18 ans, qui "justifie d'une scolarité exemplaire comme en témoignent ses bulletins scolaires". "Le père de l'intéressée (...), ancien combattant, aurait donc eu le droit de risquer sa vie pour défendre une patrie qui est devenue la sienne, mais n'a pas celui d'accueillir auprès de lui une fille qui ne demande qu'à aimer la France?", s'interroge-t-il par la suite.
D'après AFP
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