15 ans de prison pour le violeur récidiviste

le 15 septembre 2006 à 19h57 , mis à jour le 15 septembre 2006 à 20h11

Julien Pontani a été condamné vendredi à 15 ans de prison pour un viol commis en 2003. Diagnostiqué comme schizophrène, il avait arrêté son traitement.

assises cour justice

Julien Pontani, 31 ans, a été condamné vendredi à quinze années de réclusion criminelle pour un viol commis en 2003, après avoir déjà été condamné en 2000 pour deux autres viols. La cour d'assises de Paris l'a également condamné à une peine complémentaire de suivi judiciaire d'une durée de 20 ans à compter de sa libération. Cette peine est assortie de cinq d'emprisonnement en cas de non-respect des obligations de ce suivi. Après environ trois heures de délibéré, la cour a rendu un verdict légèrement inférieur à la peine de 18 ans qu'avait réclamée l'avocat général Jean-Paul Jean dans son réquisitoire.

Julien Pontani s'était introduit dans l'appartement de sa victime, Laetitia M., dans l'après-midi du 28 février 2003 à Paris. Il l'avait menacée avec une paire de ciseaux puis contrainte à lui faire des fellations. Le 20 mars 2000, l'accusé avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement dont un avec sursis et mise à l'épreuve d'une durée de trois ans pour viol et agression sexuelle commis en 1997. Quelques mois plus tard, en octobre 2000, il avait été de nouveau condamné à six ans d'emprisonnement dont trois avec sursis pour un autre viol commis en 1991.

Alors que la défense avait insisté sur les troubles mentaux de Julien Pontani, tout au long de ce procès de deux jours, Jean-Paul Jean a estimé que "l'infraction qui lui est reprochée n'est pas en rapport avec une maladie mentale".

"Des actes en pleine conscience"

En prison, Julien Pontani a été diagnostiqué comme schizophrène et a souffert d'un délire paranoïaque. Mais certains des psychiatres, interrogés au cours de l'enquête sur le viol dont il est accusé, contestent ce diagnostic. Après son incarcération, il s'est rapidement soustrait aux obligations de sa mise à l'épreuve et a abandonné son traitement médicamenteux. La défense estime que l'arrêt des médicaments peut en partie expliquer son geste.

L'avocat général a contesté cet argument : "Il a commis ces actes en pleine conscience en sachant qu'il était déjà passé deux fois devant une cour d'assises". "En arrêtant volontairement son traitement, Julien Pontani a effectué un choix alors qu'il savait qu'il risquait de récidiver", a-t-il souligné. (D'après AFP)

(Photo d'archives/DR)

le 15 septembre 2006 à 19:57
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