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Le blogueur fait condamner l'élue


le 05 septembre 2006 à 17h15
Temps de lecture
3min
TF1/LCI : Capture écran du site monputeaux.com, avec la photographie de Christophe Grébert

Capture écran du site monputeaux.com, avec la photographie de Christophe Grébert / Crédits : DR

SociétéLa députée-maire de Puteaux et son père, lui-même ancien élu de la ville, ont été condamnés tous deux pour diffamation envers un blogueur, Christophe Grébert. Dernier épisode judiciaire en date d'une guérilla qui oppse depuis de longs mois l'animateur de Monputeaux.com à la mairie...

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée-maire UMP de Puteaux (Hauts-de-Seine), et son père Charles, sénateur UMP et ex-maire de la ville, ont été condamnés mardi par le tribunal de grande instance de Nanterre à 2500 euros d'amende chacun, respectivement pour diffamation et complicité. En outre, ils devront payer solidairement 3000 euros de dommages et intérêts et 750 euros chacun au titre des frais de justice à la partie civile, un blogueur et opposant socialiste, Christophe Grébert, pour avoir insinué qu'il était pédophile. Ce dernier demandait 10.000 euros de dommages et intérêts. Le ministère public s'en était remis au jugement du tribunal.

Par ailleurs, un communiqué judiciaire précisant que les Ceccaldi-Raynaud ont été condamnés pour avoir "insinué que M. Christophe Grébert avait des penchants pédophiles" devra être publié sur le site internet de la mairie de Puteaux et dans deux journaux, le Parisien et le Journal du dimanche.

Les raisons de la colère

Le différend remonte au 15 janvier 2004, lorsque Christophe Grébert avait croisé dans la rue Charles Ceccaldi-Raynaud accompagné de deux policiers municipaux. Il avait alors, selon son récit, été "bloqué manu militari contre un arbre" par ces agents, qui l'avaient brièvement interpellé. Un mois après l'incident, le site de la mairie avait publié une lettre de Charles Ceccaldi-Raynaud affirmant que la police n'avait pas voulu contrôler le provocateur "mais son appareil photographique", car "l'intéressé possède la fâcheuse habitude de photographier les enfants et de les approcher sans l'autorisation des parents", ajoutait l'ancien maire. Une lettre "diffamatoire", selon l'avocat de M. Grébert, Me Jean-Marcel Nataf, "en ce qu'elle insinue que M. Grébert est pédophile".

L'avocat des Ceccaldi-Raynaud, Me Jean-Marc Fedida, avait plaidé la relaxe, estimant qu'il n'y avait aucune évocation de pédophilie dans la lettre litigieuse. Selon l'intéressé, qui ne cache pas son homosexualité, la mairie lui a fait subir des "vexations" et "attaques" sur le terrain de son orientation sexuelle. Un "comportement indigne d'une collectivité publique", a plaidé Me Nataf en dénonçant "un amalgame bien malheureux, à savoir que les homosexuels seraient pédophiles".

Christophe Grébert avait pour sa part été relaxé du chef de diffamation envers la mairie de Puteaux, le 17 mars.

Photo d'ouverture : Capture écran du site monputeaux.com, avec la photographie de Christophe Grébert  - DR

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