Les expulsés du squat de Cachan dans le gymnase de la ville, le 25 août 2006 © A.Ga./LCI.frL'Etat a refusé de mettre à la disposition des 200 personnes hébergées dans le gymnase de Cachan le site de Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne, a indiqué samedi la préfecture. Ce lieu, propriété de l'armée, avait été proposé aux anciens squatteurs par le maire de la commune. Selon le directeur de cabinet du préfet, Pierre Derrouch, l'Etat et le ministère de la Défense, propriétaire du site de 6 hectares utilisé jusqu'en 1999 par le CEA (Commissariat à l'énergie atomique), sont opposés à cette idée, notamment car le site "souffre de carences en terme de sécurité incendie" et "il faudrait plusieurs semaines de travaux (...) pour le rendre habitable".
Ce que conteste le maire (DVG), Joseph Rossignol, pour qui une semaine de travaux, pris en charge par le conseil général PCF du Val-de-Marne, suffiraient pour rendre habitables les 6.600 m² de bureaux. "Le CEA avait d'ailleurs prévu une remise en état dans la première semaine d'octobre", a indiqué Joseph Rossignol. Pour l'édile, si les façades peuvent paraître délabrées, les bâtiments, qu'il a fait visiter vendredi à des délégués des ex-squatteurs de Cachan, seraient "sains". "S'il y a volonté politique, on étudie la faisabilité technique. (...) Mais s'il n'y en a pas, on trouvera toujours un prétexte", a ajouté le maire.
"Hébergement d'urgence à vocation temporaire et humanitaire"
Vendredi, dans une déclaration commune, Joseph Rossignol, le président PCF du conseil général Christian Favier, et le maire PS de Cachan Jean-Yves Le Bouillonnec ont demandé au préfet "l'ouverture des locaux disponibles (...) pour un hébergement d'urgence à vocation temporaire et humanitaire".
De son côté, le préfet Bernard Tomasini avait indiqué qu'"il n'avait en aucun cas à donner son accord", le bâtiment étant "en cours de cession entre le CEA et la Mairie de Paris" qui veut y établir un centre pour la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Selon Joseph Rossignol, ce projet ne devrait voir le jour qu'à l'horizon 2012-2014. Samedi, une trentaine de CRS étaient postés sur le site de Limeil pour prévenir d'éventuels troubles à l'ordre public.
D'après AFP
(Photo A. Ga./LCI.fr Les ex-squatteurs hébergés dans le gymnase, le 25 août)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



