200 des expulsés de Cachan, août 2006 © TF1/LCILe maire de Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne, ne renonce pas. Sa première demande ayant essuyé un refus de la préfecture, Joseph Rossignol a pris ce vendredi un arrêté de réquisition de locaux appartenant à l'Etat et au ministère la Défense afin d'y reloger les anciens squatteurs de Cachan. Le préfet du Val-de-Marne, Bernard Tomasini, a indiqué vendredi qu'il avait engagé un recours en référé contre cet arrêté, précisant qu'il le jugeait "illégal tant sur le fond que la forme". Le tribunal administratif devrait rendre sa décision lundi.
Joseph Rossignol voudrait que d'anciens locaux du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) soient mis à la disposition des évacués du Crous de Cachan qui, depuis le 19 août, sont logés dans le gymnase d'une école de la ville. Or, avance la préfecture qui a refusé la semaine dernière la réquisition, ces locaux ne sont pas suffisamment sécurisés et nécessiteraient "plusieurs semaines de travaux pour les rendre habitables".
Faux répond le maire de Limeil-Brévannes : il ne faudrait selon lui qu'une semaine de travaux - pris en charge par le conseil général PCF du Val-de-Marne - pour remettre aux normes ce site de 6 hectares de bureaux. De son côté, la mairie de Paris, propriétaire depuis juillet d'une partie des installations, s'est "démise" du dossier, affirmant vendredi qu'il revenait à l'Etat de décider de l'utilisation des locaux.
D'après AFP
(Photo archive TF1-LCI : des expulsés de Cachan en août)
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