© INTERNEUn homme originaire d'Asie centrale a été mis en examen jeudi après de violents affrontements entre plusieurs dizaines de migrants qui ont causé la mort d'un jeune homme en fin de semaine dernière à Calais, a-t-on appris de source judiciaire. L'homme, dont la nationalité est "très incertaine", a été identifié comme l'un des agresseurs par deux témoins. Il a été mis en examen pour violences aggravées ayant entraîné la mort et pour aide à la circulation d'étrangers en situation irrégulière en bande organisée. Le parquet a requis son placement sous mandat de dépôt. Les violences avaient éclaté dans la nuit de 31 août au 1er septembre, vers 4h, dans une zone industrielle comprenant des parkings de poids lourds. Plusieurs dizaines de migrants s'étaient affrontés à coups de bâtons, de gourdins et d'armes blanches. Ces violences seraient dû à un conflit entre passeurs visant à reprendre le contrôle de la zone, selon le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, Gérald Lesigne.
Entre 100 et 300 migrants en permanence
Un jeune migrant, victime d'une fracture ouverte à la jambe après avoir été frappé à coups de gourdin, était décédé après s'être vidé de son sang. Sept autres personnes avaient été blessées dans les heurts. "Régulièrement, il y a des crises qui se manifestent avec beaucoup de brutalité. Il y a beaucoup d'intérêts en jeu", a ajouté Gérald Lesigne. Depuis la fermeture du centre de réfugiés de Sangatte, près de Calais, en novembre 2002, entre 100 et 300 migrants (souvent originaires de la Corne africaine, du Kurdistan ou d'Afghanistan) errent en permanence dans cette "zone" dans l'attente de passer clandestinement en Grande-Bretagne. Ces traversées sont organisées pas des passeurs qui réclament jusqu'à 2000 euros et s'effectuent le plus souvent dans les remorques des camions embarqués sur les ferries qui partent de Calais.
D'après AFP
(Image d'archives/DR)
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