Les clés de l'Elysée selon Villepin : "dépouillement et métamorphose"

le 07 septembre 2006 à 22h21 , mis à jour le 07 septembre 2006 à 22h48

Le Premier ministre a livré jeudi quelques clefs pour, selon lui, être élu président de la République, à commencer par le "don de soi", le "dépouillement" et la "métamorphose".

TF1-LCI (Public Sénat) Dominique de Villepin, à l'Assemblée nationale le 7 septembreTF1-LCI (Public Sénat) Dominique de Villepin, à l'Assemblée nationale le 7 septembre © TF1-LCI (Public Sénat)

Rappelant qu'il a été "témoin", "aux avants-postes", de la victoire de Jacques Chirac en 1995 et en 2002, le Premier ministre a confié lors de l'émission "Questions d'infos" de LCP-AN/France Info/Le Monde avoir été "frappé" par "la métamorphose qui s'opère chez un candidat" à l'Elysée. "On s'évade, on se détache, on fait face aux Français et au destin de la France. Ca implique un formidable dépouillement de soi, l'abandon de beaucoup de choses qui vous encombrent tout au long de la vie pour rentrer dans quelque chose qui est extrêmement exigeant et qui implique qu'on n'a pas d'adversaire, qu'on ne se bat pas contre celui qui est candidat contre vous", a-t-il insisté.

"On se bat pour une certaine idée de la France, pour défendre les intérêts et les préoccupations des Français (...) Il y a un travail intérieur tout à fait essentiel, un don de soi", a ajouté M. de Villepin sans préciser s'il entrait ou non dans ce processus. Il faut, selon lui, "être capable de laisser de côté toute haine, toute arrogance, tout mépris pour rentrer véritablement dans le souci de la France et des Français".

Les Français sentent, à ses yeux, "très profondément" quand la métamorphose "se produit" et "ils ne se sont à (son) sens pas trompés dans les différentes présidentielles de la Vème République". "On est le président de tous les Français, pas de quelques-uns", a-t-il martelé. Revenant, sans les nommer, sur les défaites d'Edouard Balladur en 1995 et de Lionel Jospin en 2002, M. de Villepin a estimé qu'ils avaient un "point commun", à savoir "la difficulté" à "rentrer dans ce face-à-face avec la France". Tout en estimant qu'il n'y avait pas de règles, il s'est dit "convaincu" que la présidentielle était "un long apprentissage". "La métamorphose peut s'opérer sur plusieurs années. Parfois, on n'observe pas ces choses-là spontanément et on les découvre", a-t-il ajouté de façon sibylline.

(Image LCI : Villepin)

le 07 septembre 2006 à 22:21
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4 Commentaires

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  • Coulet, le 08/09/2006 à 08h16

    Hop!Bof!...

  • JGH, le 08/09/2006 à 07h58

    M.De Villepin dresse les qualités fondamentales ( et idéales) d'un président de la république, qualités que ne possédent pas, hélas, beaucoups d'hommes ( et de femmes) politiques, dont nombres de candidats actuels( y compris Jacques Chirac et lui-même ) et que ne possédaient pas non plus les précédents chefs d'états de la Vème république ( sauf peut-être,dans un certain sens, le Gal De Gaulle). On peut toujours réver....

  • Louis, le 08/09/2006 à 02h19

    J'espère, nous sommes très nombreux en France à l'espérer, que Dominique de Villepin (DDV) sera ce Président de la République "dépouillé", "métamorphosé" et capable de ramener le plein emploi en France.

  • Fred, le 08/09/2006 à 00h41

    Est-ce que lui arriverait à se dépouiller de son amour immodéré de lui-même et de son arrogance s'il était élu ?

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