Salle de classe © TF1/LCICertains ont sûrement râlé au lever après plus de deux mois de grasse matinée. D'autres trépigné de pouvoir arborer enfin leur nouveau cartable à la récré... Mécontents, ravis, impatients... Ils n'ont pas eu le choix finalement : plus de 10 millions d'élèves ont repris lundi le chemin de l'école, du collège au lycée. Ils rejoignent sur le banc plus de deux millions d'élèves qui ont effectué leur rentrée anticipée.
Au total, 12.396.400 élèves entament une nouvelle année scolaire, c'est 11.800 élèves de plus qu'en 2005. Pour les accueillir : 1,3 million d'adultes, dont 884.000 enseignants, rentrés depuis vendredi.
Que tout le monde se rassure, "la rentrée devrait se dérouler dans des conditions tout à fait satisfaisantes", a déclaré jeudi dernier le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien, assurant que les "problèmes très localisés" feront l'objet d'"ajustements nécessaires" et "très rapides".
Et deux jours après la rentrée, une grève
Cette rentrée sera le théâtre de nouveautés tous azimuts voulues par Gilles de Robien, arrivé à l'Education nationale en juin avec la tâche de mettre en oeuvre l'application de la loi Fillon sur l'Ecole. Au programme notamment : le socle commun de connaissances et compétences, les heures de soutien... (Lire notre article).
Mais cette année, le ministre de l'Education peine à apaiser la colère des syndicats d'autant qu'il a déjà annoncé en juin 8.500 suppressions de postes dans les collèges et lycées au budget 2007, "du jamais vu dans l'histoire de l'Education nationale", selon les syndicats.
Venant après les coupes budgétaires de quatre rentrées successives (10.000 emplois en moins), cette annonce a déclenché l'organisation d'une journée d'action dès mercredi, puis d'une journée de grève intersyndicale le 28 (Lire notre article).
50 000 enfants concernés ?
Mais les regards des enseignants, lycéens et parents d'élèves convergent sur le sort des élèves en situation irrégulière. Certains, dont les parents ont été déboutés par la circulaire Sarkozy cet été, sont menacés d'interpellation. D'autres ne savent pas encore le sort réservé à leurs parents, certains ayant reçu une convocation pour le mois d'octobre. Sur 30.000 dossiers déposés, seuls 6.000 selon le ministre de l'Intérieur, devraient donner lieu à des régularisations.
"Nous ne tolérerons aucune chaise vide, s'il faut cacher des enfants, on prendra ce risque", a prévenu Richard Moyon, porte-parole du Réseau éducation sans frontière (RESF), qui estime que 50.000 enfants pourraient être concernés. "Dans les établissements, il ne peut pas y avoir d'interpellations mais à la sortie...", s'est contenté de déclarer Gilles de Robien.
(Image d'archives/TF1/LCI)
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