TF1-LCI - Michel Rocard invité par François Bayrou à la Grande-Motte le 1er septembre 2006 © TF1-LCIChemise blanche, sourire et mots d'esprit. François Bayrou a clôturé samedi l'université d'été de l'UDF à la Grande-Motte, dans l'Hérault, part un discours d'une heure et demie devant quelque 1500 militants. Il y a réaffirmé sa volonté de dépasser les étiquettes et de faire éclater le clivage gauche-droite. "Je crois que nous pouvons gagner, gagner l'élection présidentielle, construire une majorité nouvelle, non pas la majorité d'hier ou celle d'avant-hier", a déclaré le futur candidat centriste de 2007. Il a invité les Français à "démêler les ficelles du jeu, les ficelles par lesquelles on essaie de les transformer en marionnettes", et a fustigé une nouvelle fois le "monopole à deux" de l'UMP et du PS qu'il veut "briser". "Le combat sera dur, et âpre, et plein de coups bas, visibles et invisibles, les plus attendus et les plus inattendus", a-t-il prédit.
Le président de l'UDF s'est également référé samedi au général de Gaulle, à Raymond Barre, Jacques Delors, Simone Veil ou Michel Rocard, qu'il avait invité et qui s'est exprimé vendredi. Il a également cité à trois reprises Charles de Gaulle, qui avait en son temps composé un gouvernement d'union nationale.
"Intimité avec les puissances d'argent"
François Bayrou s'est livré à une nouvelle attaque contre Nicolas Sarkozy, dénonçant l'"intimité" du président de l'UMP avec "les puissances d'argent"."Il faut séparer la politique de l'économique et du médiatique", a-t-il déclaré, annonçant que "cette garantie sera apportée par la loi" dans son programme de campagne. "Nicolas Sarkozy assume publiquement cette proximité, et même cette intimité, avec les détenteurs de ces immenses puissances, de ces forces de frappe industrielles et médiatiques qui jouent un si grand rôle dans la formation de l'opinion", a-t-il lancé.
"La gauche connivente, dite caviar, a fait de même, même si c'est plus discrètement", a-t-il ajouté, établissant une comparaison entre la situation en France et celle de l'Italie où l'ancien président du conseil Sylvio Berlusconi possédait une bonne partie des médias. "Il est de la plus haute importance, pour la démocratie et pour la République, de mettre de la distance entre le pouvoir et les puissances d'argent, financières et médiatiques", a-t-il plaidé.
D'après AFP
(Image TF1/LCI François Bayrou et Michel Rocard à l'université d'été de l'UDF)
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