Jospin à l'heure de l'offensive

Par Par Renaud PILA, le 08 septembre 2006 à 20h19 , mis à jour le 08 septembre 2006 à 20h22

L'ancien Premier ministre participera aux côtés des autres ténors du PS à un débat devant les militants du Pas-de-Calais, le 16 septembre à Lens (Pas-de-Calais).

[Expiré] [Expiré] Lionel Jospin © AFP/Joel Saget

L'entourage de Lionel Jospin ne le cache pas à LCI.FR : "Si la Rochelle était l'occasion pour lui de tirer un trait sur le passé, étape nécessaire à son retour, il faut maintenant dire les choses et mettre tout sur la table". Actuellement plébiscitée par l'opinion, Ségolène Royal tiendra-t-elle la distance une fois désignée ? Populaire car actuellement en campagne "en marge" du parti et contre un socialisme classique, ne risque-t-elle pas un tassement dans l'opinion une fois désignée comme candidate du PS, une réintégration dans le "système politique classique" ?.

Autant de questions qui agitent les jospinistes... Même s'il n'y répondra pas directement, Lionel Jospin entend replacer les enjeux du débat. Il a ainsi répondu positivement à l'invitation que lui avait adressée Serge Janquin, premier secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais, ainsi qu'à d'autres responsables socialistes", pour un débat le 16 septembre prochain.

Pas d'échanges entre les présidentiables 

Selon Serge Janquin seront présents "tous ceux qui ont déclaré leur volonté d'être candidat ou qui n'ont pas écarté l'idée de l'être" : Ségolène Royal, François Hollande, Lionel Jospin, Laurent Fabius, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry.

Il s'agira de la première réunion au cours de laquelle tous les présidentiables du PS prendront la parole. Leur temps de parole sera de vingt minutes chacun et ils répondront ensuite aux questions des militants. Il n'est pas prévu d'échange entre les ténors du PS.

Depuis son retour remarqué à La Rochelle, Lionel Jospin, largement distancé dans les enquêtes d'opinion par Ségolène Royal, multiplie les interventions à la radio et dans la presse. Sur France Inter lundi, il a affirmé que "le débat commençait maintenant" et que les sondages ne sont qu'"une photographie". Celui qui "veut aborder les questions de fond, jusqu'ici pas assez présentes", se refuse toujours à dire s'il se lancera dans la course. "Je verrai, le moment venu, si, le fait d'être candidat a un sens pour les Français et peut rassembler les socialistes", a-t-il déclaré mercredi au Parisien. D'ici là, il a décidé de mouiller la chemise.

Par Par Renaud PILA le 08 septembre 2006 à 20:19
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