© Stéphane de Sakutin/AFPLe député UMP Patrick Ollier et le président du conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) Dominique Baudis ont été entendus comme parties civiles, mercredi, par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons en charge de l'affaire Clearstream, a-t-on appris de sources proches du dossier.
Patrick Ollier s'est constitué partie civile au mois de mai 2006 dans le dossier de "dénonciation calomnieuse" Clearstream lorsqu'il a découvert dans la presse que son nom avait été cité. Il l'aurait été lors de la réunion organisée le 9 janvier 2004 par Dominique de Villepin, à l'époque ministre des Affaires étrangères. Au cours de cette entrevue, Dominique de Villepin a chargé le général Philippe Rondot, "super espion" du ministère de la Défense, d'enquêter sur une liste de comptes Clearstream, fournie par Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS.
"Je souhaite connaître le plus rapidement possible le responsable de l'apparition de mon nom dans cette affaire", a-t-il simplement déclaré à l'AFP. Le député, qui est également le conjoint de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, a qualifié d'"hypothèse envisageable" le fait que la personne qui a cité son nom cherche à atteindre cette dernière à travers lui.
Pour sa part, M. Baudis a été entendu mercredi matin pendant environ une heure, selon l'une de ses avocates, Me Caroline Toby. Il avait découvert que son nom était apparu dans un listing supposé être issu de l'institution financière luxembourgeoise Clearstream. Ce listing avait été publié en juin 2006 dans le livre du journaliste-enquêteur Denis Robert, "Clearstream, l'enquête".
(D'après agence)
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