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Prison ferme pour les bourreaux

Edité par
le 07 septembre 2006 à 14h32
Temps de lecture
3min
Un jeune homme menotté en garde à vue. TF1/LCI

Image d'archives / Crédits : TF1/LCI

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SociétéCinq personnes avaient battu et drogué un convive au cours d'une soirée avant de l'abandonner.

Le greffe du tribunal correctionnel de Meaux, en Seine-et-Marne, a condamné mercredi soir à des peines allant de six à 14 mois ferme, cinq personnes qui avaient battu et drogué un convive au cours d'une soirée d'anniversaire, avant de l'abandonner dans la forêt.

Le 14 août 2005, un agent hospitalier avait été amené de force à cette fête par une "amie", Sidonie Thibon. La fête aurait dégénéré à partir d'une réflexion de l'amie en question. Contactée par LCI.fr, une source proche du parquet a précisé que celle-ci aurait accusé  l'invité d'être pédophile, ce qui aurait déclenché les sévices. Sidonie Thibon avait avoué par la suite que ses dires n'étaient pas fondés.

Selon la représentante du ministère public, les convives auraient bandé les yeux de l'agent hospitalier avant de lui faire absorber un mélange d'alcool et de médicaments qui le rendait incapable de réagir. Les tortionnaires du quinquagénaire auraient ensuite décidé de l'abandonner à plusieurs kilomètres de Meaux sur la voie publique. La victime, retrouvée le visage et le corps couverts d'hématomes et le nez cassé, avait eu dix jours d'interruption totale de travail.

Fragilité psychologique et sociale des accusés

La source proche du tribunal de Meaux a également précisé à LCI.fr, que les cinq tortionnaires auraient par ailleurs dérobé la carte bleue de leur victime en lui extorquant son code confidentiel. De nombreux retraits illicites ont été effectués par la suite. La condamnation a donc également été prononcée pour violence à des fins d'extorsion.

Cinq protagonistes ont participé ces violences, dont deux femmes d'une quarantaine d'années. Ils se sont vus infliger des peines de 24 mois de prison dont six à 18 mois avec sursis. Tenant compte de la fragilité psychologique et sociale des accusés, trois ex-toxicomanes, une alcoolique, des casiers judiciaires comptant plus d'une dizaine de condamnations pour deux d'entre eux, le tribunal a assorti ces condamnations d'une obligation de soins.

(Image: TF1-LCI )

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