Un "mini-traité". Pour commencer. Nicolas Sarkozy a proposé vendredi un texte qui doterait l'Europe, dès 2009, "de règles de fonctionnement efficaces", avant la réunion d'une "convention" qui élaborerait un nouveau "traité fondamental". L'une des priorités du "mini-traité" serait de "changer la règle de l'unanimité" parce que "la seule façon de sauver l'Europe politique, c'est de faire sauter ce verrou", a déclaré le ministre de l'Intérieur dans un discours à Bruxelles. Le président de l'UMP suggère "la création d'un mécanisme de majorité super-qualifiée qui exigera 70 ou 80% des votes pour qu'une décision soit adoptée", notamment dans le domaine de "la fiscalité".
Ce mini-traité, qui permettrait selon lui de sortir de la "crise sourde, profonde" que connaît l'UE, doterait l'Union européenne d'une "présidence stable", au lieu de la présidence tournante actuelle, et d'un "ministre des Affaires étrangères".
"Grand débat démocratique"
Nicolas Sarkozy réclame par ailleurs une "réforme ambitieuse" du financement de l'UE, avec des dépenses financées "par des ressources européennes et non plus par les budgets nationaux. Ce sera l'un des dossiers importants de la présidence française" (2008), a-t-il promis.
Pour préparer ce "traité fondamental", Nicolas Sarkozy imagine un "grand débat démocratique" après les élections européennes de 2009", sous la forme d'une "grande Convention dont les membres seraient désignés après un vrai débat devant les parlements nationaux (avec) un mandat très large" pour "nous mettre en situation de rétablir la capacité de décision" de l'UE.
D'après AFP
(Image d'archives TF1/LCI)





