Raveurs au teknival de Chavannes, dans le Cher Le tribunal administratif de Poitiers a rejeté vendredi la requête d'organisations représentatives du secteur aérien contre la tenue d'un teknival ce week-end sur l'aérodrome d'Angoulême, a-t-on appris de source judiciaire. Les organisations (la Fédération française aéronautique, la Fédération française d'aérostation et l'Union française de l'hélicoptère) sont opposées à la tenue de rave parties sur des aéroports et dénoncent l'attitude de l'Etat, qui, selon elles, considère ces sites comme des "terrains de jeu".
En raison de l'organisation du Teknival les installations sont "inutilisabl durant 15 jours", les "pistes en herbe nécessaires à l'entraînement, avions et hélicoptères, inutilisables pour plusieurs semaines" et un "simulateur de pilotage ultra sophistiqué est menacé par les vibrations", estiment-elles. "Il appartient maintenant à l'ensemble des associations nationales aéronautiques d'obtenir des garanties de non utilisation des aérodromes avant le printemps prochain", ont ajouté les organisations. Elles ont indiqué qu'elles feraient appel du jugement concernant les deux référés qu'elles ont déposés.
50.000 personnes attendues samedi soir
Les raveurs convergeaient dès vendredi après-midi vers le site de l'aérodrome d'Angoulême pour le dernier teknival de l'été où, selon la préfecture, 50.000 personnes sont attendues samedi soir.
Début juillet, 40.000 personnes avaient participé au teknival breton organisé sur l'aérodrome de Vannes-Meucon, dans le Morbihan, avec l'accord de la préfecture, malgré la décision du tribunal administratif de suspendre un arrêté de réquisition de l'aérodrome. Le ministère de l'Intérieur a fixé à quatre le nombre de teknivals autorisés dans l'année.
D'après AFP
(Image d'archives TF1/LCI Raveurs au teknival de Chavannes, dans le Cher, en avril 2006)
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