© DRDes billes de billard à l'effigie des candidats, déclarés ou présumés, à la présidentielle de 2007. Voilà l'idée loufoque qu'a eue Christophe Chevillotte, le PDG de l'entreprise homonyme. "Je n'ai rien inventé, explique l'héritier de la prestigieuse maison. En 1981, mon père avait reçu comme cadeau des dés à jouer à l'effigie des candidats à la présidentielle de l'époque : Marchais, Laguiller, Chirac, Mitterrand..."
Là, époque oblige, les billes ont une autre bouille, quoique... Sarkozy, Villiers, DSK, Royal, Besancenot, Bayrou, Le Pen mais aussi Chirac, Laguiller. Au total, le set compte 14 billes -sept candidats de gauche, sept de droite- qui sont toutes mélangées entre pleines et rayées. Attention, il n'y a aucun rapport entre le numéro de bille du candidat et le score qu'elle pourrait faire le 22 avril prochain, lors du premier tour de scrutin. Ainsi, Dominique Voynet est affublée du numéro 2 mais ça ne veut rien dire. La numéro 8, -traduction pour les billes : celle qu'on doit mettre en dernier pour gagner- reste noire, toujours dans ce souci de neutralité.
"Mettre au trou un candidat"
Au-delà du but commercial de l'opération -relancer un marché un peu sinistré parce comme pour les présidents, on ne change pas de billard tous les ans-, l'idée était selon son concepteur, de "mettre un peu d'humour dans cette campagne". Ainsi selon Christophe Chevillotte, le jargon du billard peut parfois s'adapter à celui de la politique "où l'on passe par la bande pour pousser un adversaire qui lui-même va mettre au trou un candidat..." Et chacun de comprendre ce qu'il veut.
Pour l'anecdote, tous les présidentiables "billardisés" se verront envoyer un set. Reste à savoir si ces femmes et hommes politiques apprécieront les gracieux commentaires auxquels s'est livrée l'entreprise pour se faire de la pub. Exemple : "Sarkozy bande Voynet qui pousse Chirac". S'ils ont autant d'humour que d'ambition, en somme.
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