Image d'archives © TF1/LCIPour marquer la "rupture", pas de perte de temps. Nicolas Sarkozy va convoquer dès la mi-juillet une session extraordinaire du nouveau Parlement, issu des législatives de juin, pour faire voter les premiers textes de son quinquennat. Parmi les mesures phares, celles concernant l'immigration et la lutte contre la délinquance. Revue de détail.
Une "immigration choisie"
Chantre d'une "immigration choisie", Nicolas Sarkozy veut une nouvelle loi qui durcira les conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France. Ainsi, le regroupement familial ne sera possible que si la personne a un logement et un travail lui permettant de faire vivre sa famille sans les allocations familiales. Les candidats à l'immigration devront "apprendre le français avant" de venir en France.
Le nouveau président veut par ailleurs la création d'un ministère "de l'immigration et de l'identité nationale". Pour améliorer l'intégration, il n'exclut pas la discrimination positive.
Une justice plus sévère pour les récidivistes
Côté sécurité et justice, Nicolas Sarkozy présentera deux mesures phares. L'ex-ministre de l'Intérieur veut "punir très sévèrement" les auteurs de violences multirécidivistes, pour lesquels devront être instaurées des peines planchers. Il souhaite également, pour les mineurs récidivistes, une révision de l'ordonnance de 1945 qui permettrait de juger les 16-18 ans comme des majeurs.
Et aussi, des universités plus autonomes |
Le nouveau président veut faire de l'Enseignement supérieur une "priorité absolue". Les textes ne devraient pas être examinés avant septembre mais ils suscitent déjà la grogne chez certains étudiants car ils touchent à trois principes fondamentaux de la loi Savary de 1984. Outre une augmentation substantielle du budget de l'Enseignement supérieur, le candidat Sarkozy a en effet annoncé son intention de donner une "autonomie réelle" aux universités, d'introduire une dose de sélection en accueillant tous les bacheliers mais en les répartissant dans les filières en fonction des débouchés et non de leur souhait, et enfin de procéder éventuellement à une augmentation des frais d'inscription. Certains étudiants, à l'extrême gauche majoritairement, voient dans tout cela une volonté de sélection et de privatisation. Ils ne sont pas contents et comptent le faire savoir dès mercredi lors de manifestations à Paris et en province. Pour se faire entendre, pas de perte de temps non plus. (Avec agence) |
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