Xavier Darcos © LCI"Une petite semaine." Voilà ce que se donne Xavier Darcos pour donner sa réponse sur les décrets Robien. "Je donnerai une réponse quand j'aurai vu tout le monde", a-t-il expliqué à la presse. Le nouveau ministre de l'Education s'était engagé dès sa prise de fonction à rencontrer au plus vite les syndicats. A peine installé, il a recu mardi après-midi Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, ainsi que les représentants du Snes, pour l'enseignement du second degré. Il devait aussi rencontrer le Snalc-CSEN, souvent étiqueté à droite, mardi soir, avant de recevoir le Sgen-CFDT, puis les syndicats de chefs d'établissement, au cours de la semaine.
Au programme mardi, la question du retrait du décret Robien, qui prévoit la suppression de plus de 3000 postes à la rentrée prochaine. Ce texte polémique publié en février allonge également le temps de travail de certains enseignants de une à trois heures, sans contrepartie financière. Nicolas Sarkozy s'était prononcé pour la suspension - mais pas pour le retrait - de ce décret durant la campagne, estimant qu'il avait été pris sans concertation suffisante avec les syndicats.
Retrait du décret Robien et pérennisation des EVS
Différents rassemblements organisés par la FSU et le SE-Unsa sont en outre prévus mercredi afin de maintenir la pression sur le décret Robien. Les syndicats reçus par Xavier Darcos devraient également aborder la question des moyens, des zones d'éducation prioritaire (Zep), du droit de grève des enseignants, que Nicolas Sarkozy souhaite aménager, ou encore de l'apprentissage à 14 ans.
Le SNUipp-FSU et le SE-Unsa, les deux principaux syndicats du primaire, protestent par ailleurs contre l'"interruption" de contrats de travail des emplois vie scolaire (EVS). Ils ont appelé à des rassemblements d'EVS et d'enseignants des écoles mercredi pour "alerter le nouveau ministre de l'Education sur cette question. Le SE-Unsa a demandé au ministre de l'Education la pérennisation des "missions assumées aujourd'hui par les EVS". Créés à la rentrée 2005, ces EVS sont destinés aux personnes sous-qualifiés en rupture avec le monde du travail.
| Autre dossier délicat : la suppression de la carte scolaire |
Xavier Darcos veut faire disparaître la carte scolaire en deux ans, avec un assouplissement intermédiaire dès la rentrée prochaine. Le nouveau ministre se défend de toute volonté de mettre en place un "grand marché libéral de l'école", en prônant la suppression de cette règle, qui affecte les élèves dans les écoles et les collèges de leurs quartiers. "La carte scolaire n'est pas une assignation à résidence" a-t-il déclaré mardi en sous-entendant qu'elle pouvait devenir contre-productive "si on n'arrive pas à assurer la mixité scolaire". L'assouplissement de la carte scolaire pourrait concerner 10 à 20 % des affectations dès la rentrée prochaine. |
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