Villepin face à la presse après sa mise en examen dans l'affaire Clearstream (27 juillet 2007) © TF1/LCIDominique de Villepin sera bien réentendu par les juges dans l'affaire Clearstream, mais en septembre et non "la sernière semaine d'août", comme l'indiquait Le Journal du dimanche. "Les juges Jean-Marie Pons et Henri d'Huy nous ont dit vendredi qu'ils comptaient réentendre Dominique de Villepin en septembre", a expliqué Me Luc Brossollet, un de ses avocats, en précisant ignorer la date exacte de cette convocation.
L'ancien Premier ministre a été mis en examen vendredi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux" par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons chargés de l'enquête. Soupçonné d'avoir participé à une manipulation visant à nuire à Nicolas Sarkozy, il a fait appel du contrôle judiciaire qui lui a été imposé et qui prévoit le versement d'une caution de 200.000 euros ainsi que l'interdiction de rencontrer les protagonistes de l'affaire, dont l'ancien président Jacques Chirac. Le JDD a indiquéque les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons "semblent plus que jamais décidés à recueillir les explications de Jacques Chirac et à réentendre Michèle Alliot-Marie".
A la sortie du pôle financier du palais de justice de Paris, Dominique de Villepin a démenti vendredi s'être livré à une "quelconque manoeuvre politique" et a dit avoir fait son "devoir comme ministre" en s'intéressant à cette affaire qu'il pensait liée aux malversations en marge de la vente de frégates à Taiwan.
Pour l'honneur et la démocratie
Toujours dans le Journal du Dimanche, un député UMP a proposé son siège à Dominique de Villepin. "En traitant Dominique de Villepin comme s'il était à la tête d'un réseau de trafiquants de drogue, les juges et les policiers portent atteinte à la démocratie", a estimé Jean-Pierre Grand, qui avait comparé vendredi cette affaire à l'affaire Dreyfus. "Nous sommes suffisamment nombreux comme députés à le soutenir pour que l'un d'entre nous fasse le geste politique fort de démissionner afin qu'il puisse siéger à l'Assemblée nationale." "Je suis prêt à lui proposer le mien si cela peut être utile à la défense de son honneur et de la démocratie", a-t-il ajouté.
Avec Agence
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