Arnaud Clément en 2005 © Abacapress/Corinne Dubreuil/CameleonEn marge du tournoi de Paris Bercy, où il a été éliminé au premier tour, Arnaud Clément a fait des révélations qui viennent un peu plus ébranler le milieu du tennis, sécoué par les soupçons de matches truqués. "Ca m'est déjà arrivé, je ne dirai pas où, ni la somme que l'on m'a proposé car ce n'est pas le plus important, mais on m'a déjà demandé de perdre un match", a-t-il déclaré.
"Je me mets à la place du jeune joueur, ou du joueur qui ne gagne pas très bien sa vie. C'est sûr que même si il a refusé la proposition, cela doit le perturber pendant son match", a-t-il souligné. "Je ne peux pas vous dire combien il y en a. Tout ce que je peux dire, c'est que ça m'est arrivé, et ça ne m'arrivera plus je pense", a ajoute Clément qui estime qu'il faut lourdement sanctionner les joueurs fautifs. "Il faut les exclure du circuit. C'est une situation vraiment préoccupante", a-t-il ajouté.
"Trucs bizarres sur certains matches"
"J'ai déjà vu des matches où un joueur balançait les points. Cela peut arriver à tout le monde d'en avoir marre pendant un match. La question est de savoir si il s'agit de la combinaison des deux éléments", a affirmé Clément qui croit avoir décelé "deux ou trois trucs bizarres sur certains matches." Clément n'est pas le premier joueur à déclarer avoir été sondé sur ce terrain. Cette semaine encore, deux joueurs brésiliens, Flavio Saretta et Marcos Daniel, ont reconnu avoir eu des propositions dans ce sens, selon la revue brésilienne IstoE.
La suspicion de paris truqués s'est installée dans le monde du tennis après que le Russe Nikolay Davydenko eut perdu contre l'Argentin Martin Vassallo Arguello alors que le score était de 2-6, 6-3, 2-1, invoquant une blessure à un pied, lors d'un match disputé en juillet à Sopot (Pologne). La société de paris privée Betfair avait suspendu les paris après avoir constaté que les sommes misées étaient dix fois plus importantes que la normale pour un match de ce type.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...



