Sortant de son silence, l'épouse de l'informaticien poursuivit dans l'affaire Clearstream, aurait envoyé vendredi dernier à la Cour une lettre dans laquelle elle affirme que Dominique de Villepin connaissait son mari. L'avocat de l'ex-1er ministre, Me Metzner, parle d'un nouveau mensonge. © LCILors de son arrivée, peu après 9 heures au palais de justice de Paris, Dominique de Villepin s'est, contrairement à 2009, abstenu de toute déclaration tonitruante relative à son procès. "Je ne pense pas à moi mais à ces milliers d'hommes et de femmes tombés sous les coups du fanatisme et de la haine d'Oussama ben Laden", a-t-il simplement dit aux journalistes présents. Après avoir été relaxé en première instance de l'accusation de "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream, l'ex-Premier ministre comparaît une nouvelle fois, le parquet de Paris ayant interjeté appel. "Je ne crainds rien et on ne craint rien quand on est innocent", avait déclaré dimanche le président de République solidaire, se disant "parfaitement serein cette fois-ci".
Clearstream : second round
Le procès en appel de l'affaire Clearstream s'ouvre ce lundi à Paris, avec en prévenu vedette Dominique de Villepin. La Cour aura 4 semaines pour notamment tenter de déterminer à partir de quand l'ex-Premier ministre a su que les listings étaient faux.
Publié le 01/05/2011
2001-2011 : les dates clés de l'affaire Clearstream
Ou comment une simple affaire de malversations financières est devenue une immense affaire de manipulation industrielle et politique au sein de l'Etat français.
Publié le 29/04/2011
Clearstream : Villepin-Sarkozy, nouveau contexte politique
Le premier procès avait donné lieu à un affrontement verbal à distance très virulent entre les deux hommes. Mais depuis, ils se parlent de temps en temps.
Publié le 29/04/2011
Débat autour d'une lettre qu'aurait écrit la femme d'Imad Lahoud
Sortant de son silence, l'épouse de l'informaticien poursuivit dans l'affaire Clearstream, aurait envoyé vendredi dernier à la Cour une lettre dans laquelle elle affirme que Dominique de Villepin connaissait son mari. L'avocat de l'ex-1er ministre, Me Metzner, parle d'un nouveau mensonge.
Publié le 02/05/2011
Clearstream : "L'appel du parquet a été commandé"
Invité sur LCI dimanche, le député UMP de l'Hérault Jean-Pierre Grand, proche de Dominique de Villepin, a donné son point de vue sur l'affaire Cleartsream.
Publié le 01/05/2011
Retour sur l'affaire Clearstream
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin comparaît en appel à partir de lundi pour son rôle présumé dans une manipulation menée en 2004 avec de faux fichiers de la société Clearstream. Retour sur l'affaire avec Hélène Lecomte et Cyril Adiens.
Publié le 01/05/2011
L'audience s'est ouverte à 9h15. Avec de Dominique de Villepin, sont également rejugés l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin et l'informaticien Imad Lahoud, condamnés en première instance respectivement à 15 et 18 mois de prison ferme, avec 40.000 euros d'amende chacun. Ce dernier, jugeant sa peine "démesurée", a demandé à la cour de "rétablir la vérité", tout en reconnaissant qu'il avait une part de responsabilité dans cette affaire. Le quadragénaire reconnaît notamment avoir falsifié les listings émanant de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream et y avoir ajouté certains noms de personnalités, afin de faire croire qu'ils détenaient des comptes occultes à l'étranger. En revanche, Imad Lahoud nie avoir été le grand instigateur de la dénonciation calomnieuse et rejette la faute sur Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin. "Je vous demande de bien vouloir tenir compte du parcours qui a été le mien depuis trois ans", a conclu le prévenu qui a passé son agrégation de mathématiques en 2008 et est aujourd'hui professeur de maths au Lycée Condorcet. "J'ai complètement changé de vie et je souhaite que vous teniez compte de ça".
Gergorin maintient qu'il a agi "en totale bonne foi"
Jean-Louis Gergorin, de son côté, a répété qu'il avait "agi en totale bonne foi", sans savoir que les listings étaient falsifiés. "Les listings sont faux", a reconnu l'ancien haut responsable d'EADS devenu consultant en stratégie industrielle, mais "lors de ma relation avec le général Rondot, je croyais que ces listings étaient crédibles, voire authentiques, il en était de même avec le juge van Ruymbeke". En première instance, l'industriel a été condamné à quinze mois de prison ferme et 40.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel qui a vu en lui le véritable "cerveau" du complot.
Dominique de Villepin n'a quant à lui pas été sollicité par la présidente Christiane Beauquis, car ce n'est pas lui, relaxé en première instance, qui a fait appel, mais le parquet. "Il n'était pas anormal, il était même souhaitable, pour ne pas dire nécessaire, que les faits reprochés à Dominique de Villepin soient soumis à un nouvel examen", a argué l'avocat général Jean-Louis Perol. Après avoir décliné leur identité et le montant de leurs revenus mensuels, de respectivement 20.000, 11.000 et 2.000 euros, les trois prévenus se sont rassis, pour écouter sagement le rapport de la présidente Beauquis, durant deux longues heures.
On reproche aux trois prévenus d'avoir falsifié des listings bancaires émanant de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, afin de faire croire que plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient des comptes occultes à l'étranger. L'affaire avait éclaté au grand jour à l'été 2004, mais ce n'est qu'en janvier 2006, alors que l'instruction piétinait, que Nicolas Sarkozy s'était constitué partie civile, promettant de pendre les coupables à "un croc de boucher". Pour ce procès d'appel, seule une vingtaine des 45 parties civiles du départ sont présentes. Le président de la République n'en fait pas partie. Une absence qui devrait permettre le déroulement d'un procès dans un climat plus apaisé. Les audiences se tiendront jusqu'au 26 mai.
| A la recherche d'une lettre postée par la femme d'Imad Lahoud |
En habitué des rebondissements de dernière minute, Imad Lahoud a, juste avant l'ouverture du procès, sorti une nouvelle carte de sa manche, annonçant sur Europe 1 que son épouse avait écrit à la cour d'appel. Dans cette lettre, rendue publique dans Lemonde daté de mardi, l'énarque affirme que Dominique de Villepin connaît son mari, contrairement à ce qu'il dit. Anne-Gabrielle Lahoud, qui à l'époque des faits était conseillère auprès du ministère des Affaires étrangères, écrit : "J'ai remis en mains propres le manuscrit d'Imad, manuscrit que Philippe Faure (secrétaire général du ministère) devait remettre à Dominique de Villepin, à la demande de ce dernier qui avait souhaité le relire avant sa publication". Elle poursuit : "J'ai redonné le manuscrit à Imad en lui indiquant les deux points sur lesquels Dominique de Villepin souhaitait des modifications". Elle ajoute se tenir à la disposition du tribunal. |
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