Le capitaine de CRS Ludovic Aubriot, blessé à Corbeil-Essonnes lors d'un guet-apens © TF1/LCICinq personnes, suspectées d'avoir participé à l'agression de deux CRS aux Tarterêts à Corbeil-Essonnes le 19 septembre, ont été mises en examen mercredi soir pour "tentative d'homicide volontaire" par un juge d'instruction du tribunal d'Evry. Les deux autres personnes, qui avaient été déférées devant le magistrat instructeur, ont été entendues comme témoins assistés.
Parmi les cinq personnes mises en examen, une a été placée en détention provisoire, une autre sous contrôle judiciaire. Le sort (détention provisoire ou contrôle judiciaire) des trois autres devait être décidé rapidement, selon le Parquet.
Le capitaine Aubriot toujours hospitalisé, dans un état jugé satisfaisant
Sept personnes (dont un mineur) suspectées d'avoir participé à la violente agression avaient été déférées mercredi dans la matinée au terme de leur garde à vue après l'ouverture d'une information judiciaire pour "tentative d'homicide volontaire". Sur les douze personnes interpellées lundi, cinq (dont deux mineurs) ont été mises hors de cause, parmi lesquels les deux personnes identifiées grâce aux traces d'ADN retrouvées sur une boîte de pizza et une canette sur les lieux de l'agression. La garde à vue de deux des cinq personnes mises hors de cause a été levée mardi vers 20h et les trois autres ont été libérés mercredi vers 6h.
L'agression des deux CRS, qui ont raconté être tombés dans "un guet-apens", avait provoqué l'indignation des syndicats de policiers. Les deux policiers circulaient à bord d'une voiture banalisée qui avait été touchée par des jets de pierres. Au moment où il était sorti pour constater les dégâts, le chef de bord, le capitaine Ludovic Aubriot, avait été agressé par une vingtaine de jeunes, cachés dans des fourrés. Il était toujours hospitalisé lundi dans un état jugé satisfaisant. Il avait été roué de coups, frappé à coups de pieds et de poings et touché notamment au visage et à un poignet, dont le tendon a été sectionné. Son collègue a été moins sérieusement blessé. Lundi, le ministre de l'Intérieur a une nouvelle fois promis que "l'ensemble des moyens techniques, scientifiques, juridiques", seraient mis en oeuvre dans cette enquête.
D'après agence
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