La cité des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes © DRAu lendemain de l'agression de deux CRS qui patrouillaient dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, Dominique de Villepin a promis d'apporter "des réponses techniques appropriées" pour "mieux anticiper les risques auxquels sont confrontées" un certain nombre de forces de l'ordre. Le chef du gouvernement s'est également engagé à "prendre les dispositions nécessaires" pour que des moyens soient fournis au préfet de Seine-Saint-Denis, qui s'est récemment inquiété d'une diminution "très perceptible" du nombre de policiers et d'une "recrudescence de la délinquance" dans une note au ministre de l'Intérieur le 13 juin.
"C'est un véritable lynchage. Tout ce qui a été raconté est vrai", a déclaré de son côté Julien Dray, député PS de l'Essonne, jugeant qu'"un sentiment d'impunité" s'est instauré dans certaines cités depuis les émeutes de novembre 2005 et que les policiers n'ont "pas les moyens de travailler". Même analyse pour Jean-Pierre Blazy, député-maire socialiste de Gonesse (Val d'Oise), selon qui l'agression dont ont été victimes deux CRS "est révélatrice de la situation explosive dans nos banlieues" et "qu'aucune leçon n'a été tirée" des violences de l'automne 2005. Le député-maire PS d'Evry, Manuel Valls, a dénoncé "un véritable défi lancé à l'autorité de l'Etat".
"Voyous"
A droite, Nicolas Dupont-Aignan, député UMP de l'Essonne président du club Debout la République (associé à l'UMP) et candidat déclaré à l'élection présidentielle, a dénoncé le "sentiment d'impunité totale" des "voyous". Le député, qui affirme que "jamais les effectifs de la police nationale en Essonne n'ont été aussi faibles", préconise "plusieurs mesures de bon sens" : notamment "la révision de l'ordonnance de 1945 sur les mineurs délinquants" et "l'instauration d'une peine-plancher pour les multirécidivistes".
Le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers, a fustigé le "sarkolaxisme" et ironisé : "Nicolas Sarkozy nous avait promis de débarrasser les quartiers de la racaille et de les nettoyer au Kärcher. Aujourd'hui on constate hélas que c'est la racaille qui nous mitraille et nettoie la police au Kärcher."
Côté syndical, le Syndicat national des officiers de police (SNOP - majoritaire) a dénoncé "la lâcheté d'une minorité de jeunes individus". Et de se dire "certain que les auteurs de cette agression gratuite seront identifiés". Le syndicat attend "des sanctions exemplaires alors que près d'une année s'est écoulée depuis le début des violences urbaines de l'automne", a-t-il indiqué dans un communiqué. Unsa police a "condamné sans réserve l'agression" et demandé "que des mesures exceptionnelles soient prises pour interpeller les auteurs et que des condamnations lourdes soient prises à leur encontre".
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





