Nicolas Sarkozy s'exprimant à Bobigny sur l'agression de deux CRS dans une cité sensible © TF1/LCI"Je vous garantis que nous ne lésinerons pas sur les moyens." Après l'agression mardi soir de deux CRS à la cité des Tarterêts, Nicolas Sarkozy a "garanti" mercredi que la vingtaine d'attaquants seraient arrêtés. Promesse faite lors d'un déplacement à Bobigny pour présider une réunion de travail sur la sécurité. "On ira les chercher un par un", a-t-il ajouté. Selon le ministre de l'Intérieur, les enquêteurs disposent "d'empreintes digitales retrouvées sur et dans la voiture (des CRS) ainsi que d'empreintes digitales" qui ont été décelées sur des restes de pizzas que consommaient les agresseurs derrière un talus en "attendant les CRS".
Selon lui, la "vingtaine d'individus se sont comportés comme des sauvages frappant un homme à terre avec une violence extrême". "Aussi, a-t-il ajouté, je prends cette affaire extrêmement au sérieux car des individus qui sont capables de faire ça, sont également capables de le faire sur n'importe quel citoyen croisé dans la rue, la nuit". Le ministre de l'Intérieur a estimé qu'il devait cette "sévérité aux services de police et aux habitants de ces quartiers qui ont le droit de vivre en paix".
La justice de Seine-Saint-Denis accusée de "démission"
Outre cette promesse, Nicolas Sarkozy, s'exprimant devant la préfecture, a annoncé un renforcement des effectifs de police : "Vous allez recevoir 300 fonctionnaires de plus en décembre", a-t-il assuré aux représentants de la police qui l'écoutaient. Et il a accusé la justice du département de Seine-Saint-Denis de "démission" face aux délinquants. "Depuis le début de l'année, le nombre d'écroués dans le département est en baisse de 15,5 % devant des délinquants chaque jour plus violents (...) J'aimerais que l'on m'explique comment on empêche un délinquant de récidiver si l'on n'a pas le courage de le mettre en prison."
La veille, Le Monde avait publié une lettre adressée au début de l'été au ministre par le préfet de Seine-Saint-Denis, Jean-François Cordet, également très critique envers le tribunal de Bobigny, et notant une "diminution très perceptible" des effectifs de police, ce que conteste la Direction générale de la police nationale.
Après Bobigny, le ministre, qui devait se rendre à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, au chevet de l'un des deux policiers blessés, le capitaine de CRS Ludovic Aubriot, pourrait être amené à différer sa visite à jeudi en raison de l'état de santé du blessé.
D'après agence
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