La sortie du train des passagers harassés du Perpignan-Bruxelles © TF1/LCIUn trajet que les passagers ne sont pas près d'oublier : 900 personnes ont été bloquées jeudi soir pendant près de six heures dans un TGV qui devait relier Perpignan à Bruxelles, à l'arrêt en pleine voie dans l'Yonne en raison d'une panne. Le TGV 9868 parti à 12h58 de Perpignan à destination de Bruxelles où il devait arriver à 20h25 était jumelé à un deuxième train, le 5021, parti de Montpellier à 14h44 et qui devait arriver à Lille à 19h38. "Nous avons eu un problème technique à la hauteur de Saint-Florentin, dans l'Yonne", a expliqué un porte-parole de la SNCF.
"Il doit faire 40 degrés dans ce wagon. Parfois nous sommes complètement dans le noir et sans climatisation", décrivait dans la soirée Jean-Marc Lemaitre, cadre de 43 ans, alors qu'il attendait le transbordement, vers 22h30. Ce passager devait se rendre à Roissy, un des arrêts de ce train pour prendre l'avion. Il a indiqué qu'il devait partir au Kenya avec son épouse et a raté son avion, comme beaucoup d'autres selon lui. "Maintenant, nous sommes tous debout, on est dans le noir. Les gens ne sont pas très à l'aise et tout le monde est trempé de sueur", racontait pour sa part Raphael Margaf, 26 ans, parti de Lyon. "On a surtout l'impression d'avoir été traités comme des têtes de bétail", a-t-il accusé.
"900 passagers à transborder, ça prend du temps"
La raison de ce calvaire interminable : la motrice du TGV est tombée en panne vers 18 heures... mais le transbordement des passagers n'a commencé, dans une rame arrivée spécialement de la Gare de Lyon, qu'à 20h50, a indiqué le directeur opérationnel de la SNCF, Philippe Jacob. Ce transbordement s'est achevé vers minuit. La nouvelle rame a fait une halte à Marne-la-Vallée vers 1h du matin pour ravitailler les passagers. "900 passagers à faire cheminer sur 250 mètres, des personnes âgées, des familles avec des enfants et beaucoup de bagages, cela prend du temps", a expliqué le responsable de la SNCF en précisant que le personnel, assisté de pompiers, avait "transbordé d'abord un premier élément, pendant que dans l'autre élément les clients ont attendu".
Philippe Jacob a reconnu les problèmes de climatisation et les pannes de courant dans le train décrits par les passagers, en expliquant toutefois qu'il n'y a avait eu aucun "malaise grave". "Le médecin des pompiers est passé à plusieurs reprises dans les rames: il n'y a pas eu de problème", a de son côté affirmé un porte-parole de la direction Paris sud-est de la SNCF. "Les passagers qui souhaitaient sortir s'aérer ont été autorisés à le faire, accompagnés d'un agent SNCF", a-t-il ajouté. "Les pompiers, les gendarmes la SNCF ont posé des lumières tout le long des voies. Ils ont descendu nos valises. Cela s'est bien passé, mais il est vrai que l'on a eu très chaud", a déclaré pour sa part Christiane Bottollier, une passagère.
"La SNCF a décidé que tous les voyageurs verraient leur trajet intégralement compensé", a souligné vendredi matin un communiqué. Les billets seront compensés en bons de voyage, a précisé un porte-parole de la SNCF. Concernant les passagers qui devaient prendre l'avion et ont raté leur vol, leur situation "est examinée au cas par cas", a ajouté ce porte-parole, qui n'a pas précisé combien de personnes étaient concernées.
D'après agence
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