© AFP/ALAIN JOCARD23 juillet
Jean-Louis Courjault, ingénieur français de 40 ans résidant à Séoul, interrompt ses vacances en France et rentre précipitamment à Séoul pour raisons professionnelles. Il alerte la police coréenne en déclarant avoir découvert deux cadavres de bébés dans le congélateur de son domicile. La police fait procéder à des tests et l'autorise à rentrer en France.
30 juillet
Les tests d'ADN réalisés en présence du consul de France désignent M. Courjault comme étant le père des bébés.
7 août
Les analyses coréennes désignent Véronique Courjault comme étant la mère.
8 août
L'affaire est dénoncée par Séoul à la justice française. Le parquet de Tours, où résident les époux, ouvre une enquête préliminaire à la demande du ministère de la Justice.
10 août
Les Courjault sont entendus par la police française. Leur avocat, Marc Morin, met en cause la valeur des analyses et du laboratoire coréen, évoque la possibilité d'une "manipulation économique" visant à "discréditer" Jean-Louis Courjault et souligne que le couple conteste la validité des tests d'ADN.
22 août
Lors d'une conférence de presse, le couple clame son innocence, réfute les résultats de l'enquête coréenne et se dit victime d'un "lynchage médiatique" à Séoul. Ils évoquent aussi la possibilité d'une manipulation d'ordre industriel, M. Courjault travaillant pour une entreprise américaine chargée "de faire du transfert de technologie sur un marché très concurrentiel". M. Courjault annonce qu'il ne retournera pas en Corée du Sud.
25 septembre
Le parquet de Tours reçoit le dossier de la justice sud-coréenne.
27 septembre
Les époux Courjault se rendent au commissariat de Tours pour un prélèvement de salive en vue de nouveaux tests d'ADN.
10 octobre
Les analyses françaises confirment les analyses coréennes. Les époux Courjault sont placés en garde à vue.
11 octobre
Véronique Courjault reconnaît "les faits qui lui sont reprochés, elle les assume et affirme avoir agi seule", selon son avocat, Me Marc Morin, qui n'a pas fourni plus de précisions.
12 octobre
Durant sa garde à vue, Véronique Courjault avoue aux enquêteurs de la police judiciaire avoir tué, peu après leur naissance, deux bébés nés en 2002 et 2003 alors que le couple séjournait en Corée du Sud. Elle a ensuite avoué un troisième infanticide commis en 1999, celui d'un bébé né en France, dont elle aurait brûlé le corps. Elle est mise en examen pour assassinat par un juge d'instruction de Tours.
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