Cinq morts dans la collision entre deux trains

le 11 octobre 2006 à 13h08 , mis à jour le 11 octobre 2006 à 21h58

Le dernier bilan de la préfecture revoit à la baisse le nombre de victimes de cet accident, qui a eu lieu près de la frontière luxembourgeoise.

LCI-TF1 La collision de deux trains à Zoufftgen en Moselle, le 11 octobre 2006La collision de deux trains à Zoufftgen en Moselle, le 11 octobre 2006 © LCI-TF1

Une collision frontale entre un convoi de voyageurs et un train de marchandises s'est produite mercredi en Lorraine, à la frontière franco-luxembourgeoise, faisant cinq morts et cinq blessés, selon le dernier bilan officiel provisoire. En début de soirée, la préfecture de Moselle faisait état de cinq "décès confirmés", dont les conducteurs des deux trains, deux blessés graves, trois blessés légers et 10 personnes "choquées". "Ces dernières ont, toutes, regagné leur domicile", a-t-on ajouté de même source. "Des personnes sont encore incarcérées, ce qui peut encore faire évoluer le bilan humain", a précisé la préfecture, en ajoutant que les victimes étaient de nationalités française, luxembourgeoise et italienne, sans autre précision.

Peu après le choc, qui s'est produit vers 11h45 sur une voie unique à Zoufftgen, dans le Nord de la Moselle, la SNCF-Lorraine avait fait état de 12 morts et de 21 blessés. "Il y avait dans les wagons moins de personnes que l'on croyait", a indiqué le ministre des Transports, Dominique Perben, sur France Info, expliquant ainsi la distorsion entre les différents bilans.

La collision, d'une grande violence, s'est produite dans un virage entre un train régional luxembourgeois et un convoi de matériels sidérurgiques qui allait de Thionville (Moselle) à Luxembourg, a indiqué la préfecture. D'une capacité de 350-400 places, le train de voyageurs ne transportait qu'une "vingtaine" de personnes entre Luxembourg et Nancy. Le matin et la soir, ce train régional est habituellement bondé avec des travailleurs frontaliers français.

"Nez-à-nez"

Quelque 150 sapeurs-pompiers français et luxembourgeois, une centaine de gendarmes français, 50 véhicules de secours, sept équipes de désincarcération françaises et luxembourgeoises, et un hélicoptère du Samu étaient toujours à pied-d'oeuvre en début de soirée. Les opérations de secours devaient se poursuivre toute la nuit dans des conditions difficiles, avec plusieurs engins de désincarcération et de levage attendus sur les lieux. "En raison de travaux en cours depuis un mois, une seule voie était en service et le trafic ferroviaire était alterné", a expliqué un porte-parole des chemins de fer français à Metz. "Pour des raisons devant être éclaircies, les deux trains se sont retrouvés nez-à-nez" dans un virage, a-t-il ajouté.

Selon le directeur exécutif de la SNCF, Guillaume Pépy, "le train de fret s'est engagé le premier sur la voie" et a "passé un signal au vert, de voie libre". "Le conducteur, qui est décédé, n'a pas franchi un signal au rouge", a-t-il insisté. Pour Bertrand Mertz, vice-président du Conseil régional de Lorraine interrogé par France 3, il s'agirait d'une "erreur d'aiguillage des Luxembourgeois". Le porte-parole des chemins de fer luxembourgeois, Paul Potter, a indiqué de son côté qu'il ne pouvait "ni confirmer ni démentir" cette déclaration. Le train de voyageurs comportait trois rames Alstom à deux niveaux de nouvelle génération tandis que le convoi de fret était tracté par une locomotive Alstom, également de construction récente.

Numéro vert

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, s'est aussitôt rendu sur place avec Dominique Perben, où il a été rejoint par le chef du gouvernement luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, pour exprimer leur sympathie aux familles des victimes. Il avait décollé en tout début d'après-midi pour la Guadeloupe mais avait fait demi-tour pour rejoindre les lieux de l'accident.

Jacques Chirac a appelé à faire "rapidement toute la lumière sur les circonstances de ce dramatique accident". Les syndicats de cheminots ont également fait part de leur émotion en soulignant l'importance de la "sécurité ferroviaire (...), jamais un acquis". Deux enquêtes ont été ouvertes, l'une par la SNCF, l'autre par le "Bureau enquêtes accident", tandis que le parquet a ouvert une information pour "homicide involontaire". Un numéro vert, le 0800.130.130, a été mis en place pour les familles des victimes.

D'après agence

le 11 octobre 2006 à 13:08
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118 Commentaires

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  • CHATAIGNE, le 11/10/2006 à 19h56

    12 morts cet aprés-midi et ce soir,5 morts sont annonçés.Les médias nous prennent pour des imbéciles pour ne pas dire pour des cons.Que l'on arrete de diffuser des informations non vérifiées. Il doit y avoir des réssucités.Je plains les familles et je n'ai jamais vu 1 mort revenir dans ce monde

  • Barbara, le 11/10/2006 à 19h37

    Toutes mes condoléances aux familles.C'était le train que je prennais régulièrement.Je revois ma vie passée et j'ai la chance de le faire.Et le plus étrange c'est que à cet endroit là le train roule très lentement.

  • Damien, le 11/10/2006 à 19h23

    Horrifié par cet accident, toutes mes pensées vont aux Familles Luxembourgeoises et Françaises et à tous les cheminots SNCF / CF qui font un travail amirable pour nous conduire jusqu'au Luxembourg. Qu'en aux raleurs, le sang bouillonne dans mes veines car vous montrez l'exemple du parfait frontalier individualiste... Il est très facile de critiquer mais si vous n'êtes pas content de la SNCF / CF, prenez votre voiture ou habitez au Luxembourg !!

  • Will, le 11/10/2006 à 19h08

    On en fait pas autant pour 5 jeunes qui se tue en sortant de discotec !

  • Marcel, le 11/10/2006 à 19h06

    Ceux qui s'en prenne aux autorités du pays sont aussi ignobles que le cheminot cité ci-dessous

  • Jean, conducteur en retraite, le 11/10/2006 à 19h02

    Claude, Rouvroy. Oui.Enfin du bon sens.Mes condoléances aux familles.

  • Xavier, le 11/10/2006 à 18h58

    Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux familles des victimes, et j'ai une pensée émue pour mes collègues morts en service. Il n'est jamais normal de mourir au travail. Loin de toute propagande (je ne suis pas syndiqué et dans toutes les entreprises, il y a des abrutis. Merci de ne pas faire de généralités), je tiens à signaler que la circulation alternée sur une voie en cas de travaux est une procédure normale à la SNCF et répond à des critères strictes de mise en oeuvre mais malheureusement en cas d'incident, c'est souvent une erreur humaine. L'enquête le déterminera. Mais je pense que l'heure est au recueillement.

  • Claude, le 11/10/2006 à 18h50

    Nous ne sommes pas maitre de notre destin , un accident quelqu'il soit est toujours grave quant il arrive , une pensée pour les familles de victimes . Il faut tout faire pour qu'un accident n'arrive pas , mais le risque zéro n'éxiste pas et ce n'est pas la peine de rejeter la faute sur l'un ou sur l'autre , il est trop tard , il y a toujours quelquechose qui ne s'est pas passé comme prévu lorsque celà arrive , éxiste t'il un élément infaillible aussi bien humain que matérièl , je ne le pense pas ! Condoléances aux familles .

  • Daniel, le 11/10/2006 à 18h21

    Mr GEIB de Farniers fait partie de ces imbéciles qui n'ont encore rien compris ! quant à Pascal de Metz , il ferait mieux de penser aux victimes en ce moment,plutôt que de penser à son petit confort pour aller chercher ses avantages au Luxembourg!

  • Marcel, le 11/10/2006 à 18h20

    Geib votre réaction est abject profiter d'un tel drame pour faire votre propagande syndicaliste pas un mot de compassion pour les victimes

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