Deux tentatives d'enlèvement d'enfants

Par , le 20 octobre 2006 à 17h09 , mis à jour le 20 octobre 2006 à 21h53

Deux collégiens de 11 et 12 ans ont été victimes de tentative d'enlèvement, dans des circonstances similaires début octobre en Gironde et en Dordogne..

Faits divers

Début octobre, deux adolescents ont été victimes de tentatives d'enlèvement dans le sud-ouest dans des circonstances identiques. Le premier rapt manqué a eu lieu lundi 9 octobre vers 13 heures. Marc, collégien de 11 ans, attend sa mère près de chez lui quand il est accosté par un homme en voiture. L'individu lui demande de monter avec lui. L'adolescent refuse, l'homme sort de son véhicule et saisit son poignet. Marc part en courant, l'homme tente de le rattraper puis rebrousse chemin.

La seconde tentative d'enlèvement a lieu trois jours plus tard et 70 km plus loin à Beaumont-du-Périgord, village du sud de la Dordogne. Il est 17h20, Paul (1) collégien de 12 ans rentre de l'école. Sur le chemin, près du gymnase de Naussannes, un homme en voiture s'arrête à sa hauteur. Il sort de son véhicule et s'approche de lui. L'homme l'attrape par le poignet. Paul se débat et menace de crier. L'homme ne demande pas son reste et s'enfuit au volant de sa voiture.

Cellule d'enquête

Entendus par les gendarmeries de Libourne pour le premier, Bergerac pour le second, les deux adolescents évoquent une voiture grise. L'un parle d'une Renault, l'autre d'une Citroën. "C'est une description sujette à caution, précise Jean-David Cavaillé, le vice-procureur de la république de Libourne à LCI.fr, les enfants ne savent pas forcément reconnaître les marques de voiture."

Il ajoute aussi que le petit périgourdin a décrit un homme jeune, aux cheveux coupés courts blonds ou châtains clairs. Selon Eric Maillaud, procureur de la république de Libourne, le petit Girondin a, lui, décrit un homme assez grand d'une trentaine d'années, avec des yeux marrons et des cheveux bruns et avec une barbichette.

Ressemblance physiques ou pas, ces deux tentatives d'enlèvement similaire sont qualifiées de "troublantes" par les gendarmeries de Libourne et de Bergerac en charge de l'affaire. Les militaires travaillent ensemble. Ils ont notamment contacté la cellule d'enquête baptisée "enlèvements 64-40". Ce dispositif avait été mis en place en janvier par la gendarmerie à Orthez (Pyrénées-Atlantiques) après une série de tentatives de rapts d'enfants dans le département et dans les Landes. Les enquêteurs de la gendarmerie avaient alors indiqué qu'aucun lien n'avait été formellement établi entre ces différentes affaires, les descriptions données par les enfants présentant des différences.

Par Amélie Gautier le 20 octobre 2006 à 17:09
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3 Commentaires

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  • Hernandez, le 20/10/2006 à 17h55

    On n'est vraiment plus en sécurité dans notre pays. J'ai deux enfants en bas âge, et je vis toujours avec la peur qu'il leur arrive quelque chose. On a bo leur faire la morale, et être prévenant, mais ils ne sont à l'abri de rien.

  • Bidou, le 20/10/2006 à 17h52

    Espérons qu'on ne découvrira pas un jour que les individus en cause ont bénéficié du laxisme ambiant.

  • Bernadette BODA, le 20/10/2006 à 17h42

    Ma fille en classe de 5ème a eu, au sein de son collège, une discussion de mise en garde face à ces enlèvements. très bonne réaction du corps enseignant

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