
Début octobre, deux adolescents ont été victimes de tentatives d'enlèvement dans le sud-ouest dans des circonstances identiques. Le premier rapt manqué a eu lieu lundi 9 octobre vers 13 heures. Marc, collégien de 11 ans, attend sa mère près de chez lui quand il est accosté par un homme en voiture. L'individu lui demande de monter avec lui. L'adolescent refuse, l'homme sort de son véhicule et saisit son poignet. Marc part en courant, l'homme tente de le rattraper puis rebrousse chemin.
La seconde tentative d'enlèvement a lieu trois jours plus tard et 70 km plus loin à Beaumont-du-Périgord, village du sud de la Dordogne. Il est 17h20, Paul (1) collégien de 12 ans rentre de l'école. Sur le chemin, près du gymnase de Naussannes, un homme en voiture s'arrête à sa hauteur. Il sort de son véhicule et s'approche de lui. L'homme l'attrape par le poignet. Paul se débat et menace de crier. L'homme ne demande pas son reste et s'enfuit au volant de sa voiture.
Cellule d'enquête
Entendus par les gendarmeries de Libourne pour le premier, Bergerac pour le second, les deux adolescents évoquent une voiture grise. L'un parle d'une Renault, l'autre d'une Citroën. "C'est une description sujette à caution, précise Jean-David Cavaillé, le vice-procureur de la république de Libourne à LCI.fr, les enfants ne savent pas forcément reconnaître les marques de voiture."
Il ajoute aussi que le petit périgourdin a décrit un homme jeune, aux cheveux coupés courts blonds ou châtains clairs. Selon Eric Maillaud, procureur de la république de Libourne, le petit Girondin a, lui, décrit un homme assez grand d'une trentaine d'années, avec des yeux marrons et des cheveux bruns et avec une barbichette.
Ressemblance physiques ou pas, ces deux tentatives d'enlèvement similaire sont qualifiées de "troublantes" par les gendarmeries de Libourne et de Bergerac en charge de l'affaire. Les militaires travaillent ensemble. Ils ont notamment contacté la cellule d'enquête baptisée "enlèvements 64-40". Ce dispositif avait été mis en place en janvier par la gendarmerie à Orthez (Pyrénées-Atlantiques) après une série de tentatives de rapts d'enfants dans le département et dans les Landes. Les enquêteurs de la gendarmerie avaient alors indiqué qu'aucun lien n'avait été formellement établi entre ces différentes affaires, les descriptions données par les enfants présentant des différences.
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