L'incendie d'un bus à Marseille fait la Une des quotidiens © TF1/LCIDeux jours après l'attaque d'un bus à Marseille, où une jeune femme de 26 ans a été grièvement brûlée, samedi, le drame fait toujours la Une de nombreux quotidiens français. La presse est unanime pour s'indigner et s'interroge sur les raisons du drame et les remèdes éventuels aux maux des banlieues.
"Quelle qu'ait été la motivation des auteurs de cet acte, il n'y en a aucune qui tienne la route au regard de ses conséquences", écrit Pierre Haski dans Libération. "Il n'y a pas de réponse unique au défi lancé par le drame de Marseille: c'est l'affaire de tous ceux qui veulent sauver notre capacité à vivre ensemble. Un enjeu de société qui devrait figurer au coeur du débat de la présidentielle de 2007", ajoute l'éditorialiste. Ses confrères Ludovic Blecher et Jacky Durant évoquent, quant à eux, "La hantise du mimétisme", après la multiplication des attaques d'autobus.
Pour Pierre Laurent, dans L'Humanité, "une fois de plus, c'est la population des quartiers populaires qui paie l'addition de la tension, des provocations et des surenchères". "Les réactions de condamnation se sont multipliées tout le week-end, venant de tous les horizons. Mais, décidément, cela ne suffit plus. Pour une part, cela devient même indécent", s'indigne le journal communiste. "La vie brisée de la jeune Mama Galledou place une fois encore le gouvernement devant ses responsabilités. Prendra-t-il enfin la mesure des urgences ou préférera-t-il de nouveau jouer avec le feu ?" conclut-il.
"L'état d'urgence est déclaré"
Le Parisien-Aujourd'hui en France revient sur "L'indignation" provoquéé par ce nouveau drame des banlieues alors que Le Figaro évoque "une ville sous le choc, des habitants écoeurés". Il est question de "la gueule de bois des marseillais dimanche matin", de "la consternation au dépôt de la RTM", du "dégoût" et du "malaise" des conducteurs de bus.
"L'état d'urgence est déclaré", affirme de son côté Christian Digne dans La Marseillaise. "Oui à la lutte contre l'insécurité et à une fermeté intelligente dans la répression. C'est à dire le contraire de "ce tout-sécuritaire" cher à Nicolas Sarkozy qui a totalement échoué", juge-t-il. Analyse à l'unisson de Jean-François Montémont dans le Courrier Picard: "Que les maniaques du sécuritaire à tout prix resserrent un peu plus encore le noeud coulant de la "tolérance zéro" est une fois de plus la réponse unique d'un pouvoir obnubilé par la répression".
"La réponse à des actes aussi intolérables n'est ni de droite ni de gauche mais de bon sens, avec de la fermeté et de sanctions exemplaires à la clé. La lutte contre la violence urbaine est une affaire difficile qui ne souffre ni la démagogie ni la simplification", estime, pour sa part, Pierre Taribo dans L'Est Républicain.
(D'après agence)
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