camion de police © LCIDimanche, 19h. Un conducteur en infraction routière est pris en chasse par la police puis "fonce délibérement" sur un autre véhicule de police qui lui faisait barrage, selon des sources policière et judiciaire. Le présumé contrevenant est interpellé, menotté et conduit dans une voiture de police ayant pris la direction du commissariat.
C'est alors que le véhicule se retrouve dans une impasse où les policiers sont pris à partie. Il y a eu "près de 250 personnes hostiles et belliqueuses", selon les sources policières évoquant pour certaines une "action concertée". Le parquet de Versailles parle de 130 personnes présentes. "Près de 250 personnes munies de manches de pioche, de boucliers artisanaux et de pierres ont agressé six fonctionnaires de police", a déclaré l'un des responsables du syndicat Synergie officiers, Patrick Trotignon.
Toutefois, selon des témoins interrogés sur place lundi matin par l'AFP, les jeunes n'étaient qu'une cinquantaine au plus. Des témoins ont assuré avoir été révoltés par la brutalité avec laquelle, selon eux, les policiers ont arrêté le suspect. "Ils l'ont traîné direct hors de la voiture... Nous on est arrivés et on a dit: 'C'est pas normal, allez-y mollo!' Après, il y a eu des jets de pierres, les policiers se sont sauvés et ils ont laissé la voiture", a relaté un jeune homme surnommé "Bellepou", qui affirme avoir participé aux échauffourées.
Gaz lacrymogène
"Commotionnés, les trois occupants du premier véhicule se sont réfugiés dans la seconde voiture de police car des riverains commençaient à les caillasser", a dit Patrick Trotignon. Des dizaines de personnes se sont alors regroupées autour de la seconde voiture en criant "vous ne sortirez pas vivants" du véhicule, a-t-il ajouté.
L'un des policiers aurait alors tiré une fois en l'air pour tenir la foule en respect tandis qu'une pierre lancée par un manifestant heurtait la bombe lacrymogène que l'un de ses collègues s'apprêtait à lancer. Une voiture de police et un autre véhicule ont été brûlés, aucune interpellation n'a été effectuée. Sept policiers, victimes de brûlures de gaz lacrymogène et de multiples contusions, se sont vus prescrire pour certains une à deux semaines d'interruption totale de travail (ITT).
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...



