Première mondiale : une équipe du CHU de Bordeaux réalise une opération chirurgicale en apesanteur le 27 septembre 2006. © CNES-NovespaceLe Collège national des gynécologues et obstétriciens français (Cngof), qui revendique 3500 adhérents, soit l'ensemble des gynécologues obstétriciens de France, a dévoilé jeudi une agression jusque là tenue secrète, qui s'est déroulée en septembre : un gynécologue de l'hôpital Robert Debré du 15e arrondissement de Paris, qui venait ausculter une femme de confession musulmane qui sortait d'un accouchement difficile, a été agressé par le mari.
L'homme lui a sauté dessus, lui assenant des claques et l'insultant copieusement, sous prétexte qu'il ne souhaitait pas qu'un médecin homme examine sa femme. Le secrétaire général du Cngof a précisé qu'il ne pouvait pas donner plus de détails car "une enquête est en cours", tout en précisant que le Collège était "solidaire" du confrère agressé, qui a "porté plainte pour coups et blessures". D'après le Cngof, cette agression n'est pas la seule puisqu'une autre similaire aurait eu lieu récemment dans un autre hôpital francilien.
"Respect de la laïcité"
Le Collège national a décidé de révéler ces affaires pour dénoncer un phénomène qui s'étend dans les hôpitaux parisiens : "l'intégrisme musulman" à l'hôpital. "Les gynécologues obstétriciens hommes devront-ils désormais être protégés par la police pour exercer leur métier? Devront-ils disparaître comme les professeurs de philosophie?", s'indigne le Cngof dans un communiqué, dans une allusion au philosophe Robert Redeker qui a dû être placé sous la protection de la police, après avoir publié une tribune libre dans laquelle il s'interrogeait sur la réponse du monde libre face à l'intégrisme musulman.
"Nous voulons attirer l'attention des pouvoirs publics, des médias ainsi que des gens impliqués dans la communication religieuse, nous voulons un respect de la laïcité et du droit des médecins", poursuit le secrétaire du Cngof. "Nous le disons fermement, nous continuerons à avoir des services où les médecins hommes ou femmes apporteront les soins aux patients quel que soit leur sexe. Nous défendrons la liberté des femmes à se déterminer sur la contraception, l'avortement, la stérilisation sans l'avis de leur mari", conclut le Cngof.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



