Une voiture au coeur des violences urbaines © LCIUn an après les émeutes de l'automne 2005, les syndicats de police s'inquiètent d'une recrudescence des attaques dont ils sont la cible dans les banlieues dites sensibles. "Les policiers pris à partie, caillassés et tirés comme des lapins par une minorité de jeunes, en ont ras-le-bol", estime Frédéric Lagache, secrétaire national d'Alliance (premier syndicat des gardiens de la paix). L'UNSA-police dénonce des "agressions de plus en plus violentes", tandis que pour Nicolas Comte, secrétaire général du Syndicat général de la police (SGP-FO), "il y a maintenant la volonté, nouvelle, de se faire un flic, une volonté de tuer, et c'est inacceptable". Bruno Beschizza, dirigeant de Synergie-Officiers, évoque une "violence" qui "est montée d'un cran".
Le Syndicat national des officiers de police (SNOP - majoritaire) a demandé dimanche des "renforts" dans le département de Seine-Saint-Denis affirmant que "les délinquants des cités du 93 s'apprêtent à ‘fêter' violemment" les émeutes de novembre dernier. Les syndicats de police renvoient en outre la balle à la justice, parlant de "l'impunité" dont bénéficient les délinquants.
Sortie d'hôpital attendue ce lundi pour le policier blessé
Ces inquiétudes se sont exprimées avec une vigueur accrue ce week-end après une nouvelle agression de policiers à Epinay-sur-Seine, où 30 à 50 jeunes ont pris à partie une équipe de la brigade anti-criminalité. Le policier blessé à la mâchoire par un jet de pierre, et qui a subi une trentaine de points de suture, devrait sortir ce lundi de l'hôpital d'Eaubonne, dans le Val-d'Oise.
Comme pour venir confirmer cette "recrudescence" de violences, on a appris dimanche de source policière que plusieurs policiers avaient essuyé samedi soir des jets de projectiles à Ris-Orangis, dans l'Essonne, alors qu'ils intervenaient pour tenter de mettre un terme à une bagarre générale impliquant une cinquantaine de personnes. Personne n'a toutefois été blessé. Quatre personnes ont été placées en garde à vue.
D'après agence
Le Pen : la France est "menacée de guerre civile" |
Jean-Marie Le Pen, interrogé dimanche par Canal + sur l'agression de policiers à Epinay-sur-Seine, estime qu'il s'agit de "quelque chose d'extrêmement préoccupant, parce que de toute évidence, il y a une stratégie des cagoulards pour essayer de faire monter la pression et éventuellement aboutir à des conflits très forts". Pour le président du Front national, ces violences sont "les conséquences d'une politique criminelle menée depuis trente ans dans notre pays et qui a consisté à laisser entrer dix millions d'étrangers chez nous", ce qui a "abouti à des concentrations, en particulier dans les banlieues, de populations étrangères inassimilées". Pour Jean-Marie Le Pen, la France est "menacée à plus ou moins brève échéance de guerre civile, d'affrontements violents".
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