Des heurts ont éclaté après que des jeunes ont incendié un bus à la Grande-Borne, à Grigny dans l'Essonne, le 22 octobre 2006 © TF1-LCIUn nouvel incident entre jeunes et policiers a eu lieu dimanche en banlieue parisienne, dans le quartier sensible de la Grande-Borne à Grigny, dans l'Essonne. Là même où avaient débuté il y a un an les émeutes de l'automne 2005 et où des coups de feu avaient été tirés. La situation était revenue au calme dimanche vers 19h, malgré quelques "heurts sporadiques" (notamment des jets de pierre) constatés par la journaliste de TF1-LCI, tandis qu'une cinquantaine de policiers surveillait le secteur.
Tout est parti vers 14h30 quand les forces de l'ordre sont intervenues après que deux jeunes ont mis le feu à une voiture et à un bus qui passait dans la rue. Selon les informations de LCI, les jeunes ont fait vider le bus avant d'y mettre le feu en répandant de l'essence. La situation a alors dégénéré, une voiture de police et des policiers ont été caillassés mais il n'y a pas eu de victime. Deux autres véhicules en stationnement ont été incendiés, selon une source policière.
Nouvelles représailles ?
Un important dispositif des forces de l'ordre a été déployé pour boucler le quartier de la Grande-Borne. Deux personnes, dont un mineur, ont été interpellées au cours de ces violences, selon des sources préfectorale et judiciaire. Selon une source policière, l'un des deux est l'auteur présumé de l'incendie du bus. Le syndicat Action police CFTC parle d'un jeune de 13 ans.
L'une des hypothèses avancées par une source judiciaire pourrait être celle de "représailles" après un contrôle effectué samedi soir par la police dans un café de la Grande-Borne. L'un des gérants n'aurait pas pu ou voulu présenter des papiers en règles. Au moins deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à la suite de ce contrôle.
Samedi, cinq jeunes d'Epinay-sur-Seine ont été mis en examen, dont quatre écroués, pour "tentative d'homicide avec préméditation" contre des forces de l'ordre après l'agression d'un policier le 13 octobre (lire notre article). Il s'agissait d'un vengeance de la part des jeunes qui voulaient faire payer l'interpellation d'un des leurs pour deal de cannabis.
Un an après les émeutes, les Renseignements généraux (RG) estiment que le climat dans les banlieues reste explosif, et que les conditions de la violence urbaine de l'année dernière existe toujours, affirme lundi Le Figaro qui cite un rapport de ce service.
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