Un sixième corps désincarcéré

le 13 octobre 2006 à 07h13 , mis à jour le 13 octobre 2006 à 21h38

La piste de l'erreur humaine est de plus en plus privilégiée par les enquêteurs, alors que les pompiers ont terminé les opérations de recherche.

LCI-TF1 Les opérations de désincarcération à Zoufftgen en Moselle, le jeudi 12 octobre 2007Les opérations de désincarcération à Zoufftgen en Moselle, le jeudi 12 octobre 2007 © LCI-TF1

La collision entre un train de voyageur et un train de marchandise mercredi à Zoufftgen, en Moselle, aura donc fait au total six victimes. Un dernier corps, celui d'un homme résidant en France recherché par sa famille, a été retrouvé "très imbriquée dans la carcasse du train", selon le directeur de cabinet du préfet de Moselle, dans la nuit de jeudi à vendredi. L'accident a également fait deux blessés graves et 14 personnes légèrement blessées ou choquées qui ont toutes quitté l'hôpital mercredi soir.

La fouille complète du premier wagon du train de voyageurs, dans lequel la dernière victime avait été retrouvée, s'est achevée vendredi vers 4h du matin. La locomotive du train de fret qui y était encastrée et avait empêché les recherches plus en avant avait été enlevée jeudi vers 17h30 par des camions-grues.

"Pas un problème de signalisation"

Alors que les opérations de recherche sont désormais terminées, et que le plan rouge a été levé, se pose la question de la responsabilité de l'accident. Les enquêteurs cherchent à déterminer pourquoi les deux trains se sont retrouvés nez à nez sur une voie à circulation alternée en raison de travaux sur le ballast. La piste de l'erreur humaine est désormais privilégiée pour expliquer cette collision. "Il ne s'agit pas d'un problème de signalisation", a affirmé le président des Chemins de fer luxembourgeois (CFL) Alex Kremer, en évoquant la possibilité d'un "problème de coordination" entre Français et Luxembourgeois.

Selon lui, un train luxembourgeois parti de Bettembourg au Luxembourg, s'est arrêté cinq minutes à un feu rouge, à trois km en amont de l'accident, avant de repartir et d'entrer en collision frontale avec un convoi de fret français qui, venant de Thionville, arrivait en sens inverse. "Sous certaines conditions, si tous les critères sont bien remplis, le conducteur d'un train peut redémarrer quand le feu est rouge", explique le président des CFL, tout en précisant qu'il fallait d'abord "se mettre d'accord avec le poste directeur, l'appeler".

Ouverture d'informations judiciaires

"Si l'on décode ces déclarations, la thèse de l'erreur humaine serait donc la plus probable à ce stade des investigations", a pour sa part commenté Bernard Aubin, secrétaire fédéral CFTC des Transports. Mercredi, le directeur général exécutif de la SNCF, Guillaume Pépy, avait affirmé qu'il n'avait "aucun doute" sur le fait que le conducteur du train de fret français avait "rencontré un feu vert" à son entrée sur la voie.

Deux informations judiciaires pour "homicides et blessures involontaires" ont été ouvertes l'une en France, l'autre au Luxembourg. Des enquêtes techniques sont également en cours à la SNCF, au Bureau "enquêtes accidents" du ministère français des Transports et chez les CFL.

(D'après agence)

le 13 octobre 2006 à 07:13
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