L'arrivée à l'aéroport de Roissy de l'agresseur présumé de Chahrazad © TF1/LCIAprès une nuit passée derrière les barreaux, l'agresseur présumé de Chahrazad a été mis en examen par un juge d'instruction de Bobigny pour tentative d'assassinat et placé en détention provisoire. Jusqu'alors en fuite au Pakistan, pays dont il a la nationalité, Amer Moustaq Butt, 25 ans, est arrivé à l'aéroport de Roissy vendredi soir après avoir décidé de se livrer à la justice française. A son arrivée, des policiers lui ont notifié son mandat d'arrêt international. Il a ensuite été escorté, tête baissée, menotté dans le dos, un blouson sur le visage, vers le parquet du tribunal de Bobigny.
Le 13 novembre 2005, l'homme avait aspergé d'essence Chahrazad, étudiante alors âgée de 18 ans, parce qu'elle lui aurait refusé plusieurs fois sa main. Depuis, la jeune femme, le corps brûlé à 60%, a subi plusieurs opérations de chirurgie réparatrice. La semaine dernière, l'enquête s'est accélérée quand des policiers de la brigade criminelle de Paris, en charge de l'enquête, se sont rendus au Pakistan et, en "parfaite coordination avec les autorités pakistanaises", selon une source proche du dossier ont pu localiser le jeune homme. Celui-ci, qui, selon cette source, "était très épris" de la jeune femme, aurait alors "pris conscience de son geste" et décidé de revenir à Paris pour "en assumer les conséquences".
"Pas peur d'un face-à-face"
L'agression de Chahrazad, qui survenait deux ans après celle commise contre la jeune Sohane, 17 ans, morte brûlée vive en 2002 à Vitry-sur-Seine, avait provoqué une énorme émotion. Une marche avait été organisée quelques jours plus tard dans les rues de Neuilly-sur-Marne à l'initiative de sa famille pour dénoncer un "acte inhumain que rien ne justifie".
En avril, dans un entretien publié par le quotidien gratuit 20 Minutes, Chahrazad avait estimé que "tous les moyens nécessaires" pour retrouver son agresseur alors en fuite n'avaient "pas été mis en oeuvre" et avait souhaité que "sa photo soit diffusée partout et qu'il sache qu'il paiera un jour ou l'autre". Interrogée vendredi soir après l'annonce du retour de son agresseur présumé, Chahrazad, s'est dite "satisfaite" et "soulagée", ajoutant "n'avoir pas peur d'un face-à-face et d'un procès".
D'après agence
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