Altercation entre José Bové et le propriétaire de l'exploitation de Lugos, en Gironde, le 4 novembre 2006 © TF1/LCIL'opération coup de poing a failli très mal tourner. Le propriétaire d'une exploitation agricole cultivant du maïs a ouvert le feu, samedi, en direction de militants anti-OGM qui menaient une opération de "traçabilité " à Lugos, en Gironde. Il n'y a pas eu de blessé.
Quelque 150 manifestants, dont José Bové, membres des "Faucheurs volontaires", s'étaient réunis vers 13h sur l'exploitation, située dans le Sud du département. Certains d'entre eux ont alors noyé la récolte de maïs OGM stockée dans des silos en l'arrosant et y ont bombé des sigles "OGM".
"Acte pacifique"
L'exploitant est alors arrivé sur les lieux et a ouvert le feu sur des militants qui étaient montés sur les silos. Il a très vite été désarmé par les manifestants. L'agriculteur a ensuite foncé avec son véhicule sur les voitures stationnées sur son exploitation, en endommageant trois.
"C'est un acte pacifique de neutralisation de 2000 tonnes de maïs OGM que l'on a préalablement fait analyser", a indiqué José Bové. Les faucheurs veulent ainsi dénoncer "qu'en France, les 'transgéniculteurs' sèment des OGM en dehors du cadre légal", a-t-il ajouté.
Garde à vue prolongée
José Bové a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Belin-Beliet à l'issue de cette manifestation. Le leader altermondialiste a été gardé à la gendarmerie où il s'était rendu en milieu d'après-midi avec une cinquantaine de militants pour y déposer plainte pour "tentative d'homicide". Dimanche, sa garde à vue a été prolongée de 24 heures.
Le gérant de l'exploitation, également placé en garde à vue samedi, a pour sa part été remis en liberté dimanche en début d'après-midi, a indiqué le parquet de Bordeaux, précisant que l'enquête se poursuivait à propos du coup de feu tiré, notamment pour déterminer si l'homme visait des manifestants.
D'après agence
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