Supporters parisiens sous haute surveillance après une rencontre Nantes-PSG © TF1/LCILa rencontre s'est bien passée... sans violence dans ou hors du stade. Les supporters parisiens, dont près de la moitié avaient participé dimanche, avant le match de football Nantes-Paris SG (qui s'est conclu sur un nul : 1-1), à une marche silencieuse à la mémoire du hooligan du PSG décédé jeudi, sont repartis de La Beaujoire dans le calme. Dans les tribunes où se trouvaient 620 supporters parisiens, seules quelques banderoles affichaient "Eric on pense à toi" pour le supporter blessé jeudi soir et "La vérité pour Julien" en mémoire du supporter tué.
Mais le dispositif policier tout autour du stade, et tout le long du parcours des supporters, était impressionnant. Environ 350 d'entre eux sont repartis dans sept cars, pris en charge par les policiers qui les ont accompagnés jusqu'au péage d'Ancenis sur l'A11, puis par des gendarmes jusqu'aux limites du département. La surveillance était aussi assurée sur l'ensemble des aires de repos, péages et stations service du parcours jusqu'à Paris. D'autres sont repartis en voiture ou encore en tramway pour rejoindre la gare.
"On a tout essayé"
Le problème reste entier, après les violences de jeudi dernier en marge d'une rencontre PSG-Tel-Aviv au Parc des Princes, qui s'étaient traduites par la mort d'un supporter, tué par un policier qui tentait de protéger un spectateur juif pris à partie par plusieurs centaines d'individus violents. Nicolas Sarkozy s'est voulu ferme samedi ; dans les colonnes du Parisien ce lundi, le directeur de la police nationale, Michel Gaudin, confirme : "des associations de supporters seront dissoutes". Et il constate : "on voit sur les vidéos du Parc des Princes des attitudes qui n'ont rien à voir avec des attitudes républicaines". Aussi, "les associations ayant des attitudes antirépublicaines pourront être et seront dissoutes". Selon lui, pour assurer la sécurité des matches, "le total de gens à exclure serait de l'ordre de 200 à 300 personnes".
Alors que l'enquête sur la mort du supporter du PSG semble s'orienter vers la légitime défense pour le policier, la question déborde largement du cadre des stades et du domaine judiciaire : dimanche à Lorient, dans le cadre de la fête de l'Huma Bretagne, Marie-George Buffet, ancienne ministre des sports, a déclaré à la presse que le PSG devait "rompre avec ses supporteurs racistes", par exemple en "jouant à guichets fermés". Pour la secrétaire nationale du PCF, "on a tout essayé, on a fait des campagnes contre le racisme, la police nationale a mis des policiers partout, mais on voit toujours des saluts nazis dans des tribunes, on me dit que c'est une minorité, alors si c'est une minorité, raison de plus pour l'exclure des tribunes du PSG".
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