Bugaled Breizh : pour le BEA, c'est un accident de pêche

le 27 novembre 2006 à 12h07 , mis à jour le 27 novembre 2006 à 22h04

Les conclusions du rapport du BEA Mer sur la disparition du chalutier ont été dévoilées lundi.

TF1/LCI - Le chalutier Bugaled Breizh, dont le naufrage a fait 5 morts le 15 janvier 2004Le chalutier Bugaled Breizh, dont le naufrage a fait 5 morts le 15 janvier 2004 © TF1/LCI

Un accident de pêche. Trois ans après les faits, le rapport d'enquête du BEA Mer a écarté lundi l'idée d'un accrochage avec un sous-marin dans le naufrage de ce chalutier qui s'était soldé par cinq morts le 15 janvier 2004.

Plus d'infos

Le rapport d'enquête du Bureau Accident Mer, dépendant du ministère des Transports, estime que le Bugaled Breizh a coulé parce que l'une de ses chaînes a "croché" des fonds sablonneux au large du Cap Lizard, en Grande-Bretagne, a indiqué Me Christian Bergot après avoir pris connaissance du rapport présenté à la préfecture du Finistère à Quimper.

L'avocat a immédiatement rejeté les conclusions de ce rapport, les qualifiant de "parfaitement inadmissibles" et "incohérentes". Evoquant de nouveau "un mensonge d'Etat", il a estimé que les enquêteurs du BEA-Mer étaient venus à Quimper "en petits soldats" pour confirmer que le naufrage "ne pouvait pas être lié à un sous-marin", l'hypothèse privilégiée par les familles des victimes depuis le drame. La thèse de l'"ensouillage" privilégié par le BEA-Mer a également été critiquée par le président du comité des pêches du Finistère, Robert Bougueron, également reçu lundi matin.

"Circonstances complexes"

Le naufrage du chalutier de Loctudy avec ses cinq hommes d'équipage dans une zone où se déroulaient des exercices de l'OTAN impliquant des sous-marins avait provoqué une forte émotion dans les milieux de la pêche en Bretagne.

Des traces de titane relevées en septembre sur l'un des câbles du chalutier renforçaient cette thèse d'une collision avec un sous-marin, mais la procureure de Quimper Anne Kayanakis avait alors souligné qu'un rapport d'étape d'expertise générale, déposé en juin, retenait deux hypothèses : un accrochage des fûnes (câbles) par un sous-marin, "hypothèse secondaire" selon le rapport, et un "chavirement brutal à la suite de circonstances complexes".

D'après agence

le 27 novembre 2006 à 12:07
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11 Commentaires

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  • DUPONT, le 27/11/2006 à 17h17

    Ces brave gens, ne connaîtrons jamais la vérité !

  • Nadiran, le 27/11/2006 à 17h04

    Avec le nombre de pêcheurs qui partent chaque jour en mer équipé de ce type de matériel, cet accident s'est forcément déjà produit. Ou et quand ?

  • Francoise, le 27/11/2006 à 16h48

    Je suit particulierement cette affaire depuis le debut , les traces de peinture trouvé sur la coque c'etait du sable ?? j'ai du mal a y croire !!!!

  • X, le 27/11/2006 à 15h02

    Inadmissible que l'on renie les évidences pour des raisons politiques.

  • Ohh, le 27/11/2006 à 14h58

    Comment pouvait il en etre autrement. Nous ne saurons jamais la verité mais il manque un point important dans ce rapport !! D'ou viennent les traces de titane ?? qui n'est pas un materiau "naturel" !!! la vie humaine ne vaut rien entre les main s des militaires ...

  • GUIGANTON, le 27/11/2006 à 14h42

    Bonjour Où se trouve le banc de sable en titane ? Merci pour nous les gens du bord de mer , le grande muette internationale veut encore s ' en tirer avec les honneurs de la guerre . Assez de mensonges ce sont des marins de chez nous qui ne sont pas revenus et c ' est avec ces arguments qu ' on les honnore ? Quelle pitié !!!!!

  • Moreau, le 27/11/2006 à 14h22

    Je comprends les réactions des familles des marins, mais "privilégier" une hypothèse serait une erreur tant pour elles que pour les enquêteurs de la BEA. L'ensouillage est une hypothèse dont l'occurence est bien plus grande dans le monde maritime que les accidents de sous-marin, et l'enquête judiciaire devra trancher. Il semble que l'ensouillage soit à l'origine du naufrage selon le BEA. Que cette conclusion ne puisse pas permettre aux familles endeuillées de diriger leur peine et leur colère contre une personne physique ou morale identifiable ne permet pas de remettre en cause la neutralité de ses enquêteurs : la thèse du complot ne tient pas quand on réfléchit à l'impact qu'aurait la révélation d'un tel complot à l'aune des responsabilités "simples" d'un éventuel accident. Le risque pour les Etats du complot serait bien plus élevé que la reconnaissance d'un accident hélas toujours possible.

  • Gournay, le 27/11/2006 à 13h34

    Je suis revolter du verdict etant marin pecheur sur un chalutier de 54metre .je ne vois pas comment le bateau a peu couler en crochant le sable,le B E A va petetre dire que c'est dans le sable que le cable babord a atraper du titane

  • Dominique, le 27/11/2006 à 13h28

    C'est honteuX. une seule justice en France : celle du plus fort.

  • JGH, le 27/11/2006 à 13h18

    Les experts du BEA smblent user de la même "langue de bois" que les autorités russes à l'époque de la catastrophe du sous-marin "Koursk"...

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