Les supporters du PSG perturbent l'entraînement au lendemain de la mort d'un des leurs © TF1/LCIIl n'y a pas eu de nouvelles violences à l'occasion de la rencontre Nantes-PSG dimanche soir, placée sous haute surveillance avec un dispositif policier exceptionnel. Mais le problème reste entier, après les violences de jeudi dernier en marge d'une rencontre PSG-Tel-Aviv au Parc des Princes, qui s'étaient traduites par la mort d'un supporter, tué par un policier qui tentait de protéger un spectateur juif pris à partie par plusieurs centaines d'individus violents. Lundi, les élus UMP du Conseil de Paris ont demandé la "suspension immédiate du versement de la subvention de 2,3 millions d'euros" de la Ville au PSG, "jusqu'à ce que le club ait pris les mesures qui s'imposent". Demande reprise par les Verts et l'UDF parisiens : "Quand on est financeur, on a un moyen de pression. La ville n'a pas utilisé son moyen de pression", a déploré le président du groupe des Verts sur France Inter.
Alors que l'enquête sur la mort du supporter du PSG semble s'orienter vers la légitime défense pour le policier, la question déborde largement du cadre des stades et du domaine judiciaire. Les retombées pourraient toucher à la fois le club et les associations de supporters. Dans les colonnes du Parisien, le directeur de la police nationale, Michel Gaudin, a confirmé que certaines d'entre elles "seront dissoutes". Et de constater : "on voit sur les vidéos du Parc des Princes des attitudes qui n'ont rien à voir avec des attitudes républicaines". Aussi, "les associations ayant des attitudes antirépublicaines pourront être et seront dissoutes". Selon lui, pour assurer la sécurité des matches, "le total de gens à exclure serait de l'ordre de 200 à 300 personnes".
"Un match de foot, c'est pas la guerre"
La violence dans les stades devient un enjeu politique. Nicolas Sarkozy s'est voulu ferme samedi, lors d'une table ronde ; et ce lundi encore, il a martelé : "je préfère des tribunes vides à des tribunes qui font honte (...) Je n'accepte pas que des individus qui vont voir des matchs de foot sortent en criant +mort aux juifs+ ou +sales nègres+ en 2006 (...) Si des gens ont besoin d'être soignés, on va les soigner". Devant 700 policiers, gendarmes et responsables de la sécurité, à l'occasion de la présentation d'une expérience pilote de la sécurité du futur, il a réaffirmé : "Un match de foot, c'est pas la guerre".
Mais le PS réclame des explications du ministre de l'Intérieur et de la direction du PSG, affirmant qu'"aucune action" n'avait été entreprise pour prévenir les violences de jeudi. Pour sa part, Marie-George Buffet, ancienne ministre des sports, avait estimé dimanche que le PSG devait "rompre avec ses supporteurs racistes", par exemple en "jouant à guichets fermés". Pour la secrétaire nationale du PCF, "on a tout essayé, on a fait des campagnes contre le racisme, la police nationale a mis des policiers partout, mais on voit toujours des saluts nazis dans des tribunes, on me dit que c'est une minorité, alors si c'est une minorité, raison de plus pour l'exclure des tribunes du PSG".
Nantes-PSG, soirée sous haute tension |
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