Image d'archives.L'erreur venait des gendarmes, et non de la préfecture. C'est ce qu'a reconnu jeudi le général commandant la région de gendarmerie du Nord-Pas-de-Calais, Marc Watin-Augouard, à la suite d'une polémique autour d'une perquisition annulée... La gendarmerie a d'ailleurs ouvert une enquête interne.
Retour sur le début de la controverse. Jeudi matin, Le Parisien annonce que des gendarmes de Grenoble, saisis par la justice dans une enquête sur un trafic de drogue, n'ont pas pu effectuer le 21 octobre une perquisition au domicile d'un trafiquant présumé. Celui-ci, résidant à Roubaix, avait été interpellé sur l'autoroute A7 avec 6,4 kg d'héroïne dans sa voiture. Motif de cet empêchement : la perquisition n'aurait pas été permise par la préfecture par crainte de violences urbaines. Le Parisien reproduit notamment le procès-verbal d'investigation d'un des enquêteurs, qui précise : "Le préfet du département du Nord n'autorise pas les opérations de police dans ce secteur sensible actuellement pour des raisons d'ordre public".
"Les moyens humains déployés n'étaient pas adaptés"
Mais contrairement à ce qu'affirmait ce procès-verbal, le préfet du Nord n'a donné "aucun interdit" pour que les gendarmes effectuent cette perquisition, a affirmé jeudi le général Marc Watin-Augouard. Et ce "pour la bonne et simple raison que ce dernier n'était pas informé de l'opération judiciaire en cours", précise le haut-gradé de la gendarmerie.
Selon le général, la perquisition "était localisée à Roubaix dans un quartier non classé parmi les quartiers sensibles mais au sein duquel résident des personnes connues des services de police et de gendarmerie. Cette circonstance a conduit les (gendarmes) enquêteurs de Lille, agissant en soutien de ceux de Grenoble, à ne pas donner immédiatement suite, considérant que les moyens humains déployés n'étaient pas adaptés. Ils ont invité les enquêteurs de Grenoble à prendre attache avec le commandant de groupement de gendarmerie du Nord pour la fourniture de moyens supplémentaires", comme une compagnie de gendarmes mobile par exemple.
"Le commandant de groupement n'a pas été saisi d'une telle demande. L'absence de suite donnée résulte vraisemblablement d'une mauvaise interprétation des propos tenus entre enquêteurs de régions différentes", conclut le général Watin-Augouard. "C'est une incompréhension interne et cela est regrettable pour la gendarmerie, mais le préfet est complètement en dehors de cette affaire qu'il faut ramener à sa juste nature", a ajouté le général.
| Casseurs relâchés : Sarkozy demande une enquête |
La décision du patron de la police de Seine-et-Marne de relâcher, vendredi dernier, une soixantaine de personnes interpellées après des dégradations de véhicules, pour éviter des troubles un an après les émeutes urbaines, a suscité mercredi la colère de syndicats de police. "J'ai demandé au directeur général de la police un rapport très circonstancié pour comprendre ce qui s'est passé", a déclaré mercredi soir Nicolas Sarkozy devant la presse à Marseille, où il s'était rendu au chevet de la jeune femme grièvement brûlée samedi dans l'incendie criminel d'un bus. |
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