Perquisition annulée pour cause de couac entre gendarmes

le 02 novembre 2006 à 08h34 , mis à jour le 02 novembre 2006 à 17h56

A aucun moment, le préfet du Nord ne s'est opposé à une perquisition chez un dealer.

Image d'archives.Image d'archives.

L'erreur venait des gendarmes, et non de la préfecture. C'est ce qu'a reconnu jeudi le général commandant la région de gendarmerie du Nord-Pas-de-Calais, Marc Watin-Augouard, à la suite d'une polémique autour d'une perquisition annulée... La gendarmerie a d'ailleurs ouvert une enquête interne.

Retour sur le début de la controverse. Jeudi matin, Le Parisien annonce que  des gendarmes de Grenoble, saisis par la justice dans une enquête sur un trafic de drogue, n'ont pas pu effectuer le 21 octobre une perquisition au domicile d'un trafiquant présumé. Celui-ci, résidant à Roubaix, avait été interpellé sur l'autoroute A7 avec 6,4 kg d'héroïne dans sa voiture. Motif de cet empêchement : la perquisition n'aurait pas été permise par la préfecture par crainte de violences urbaines. Le Parisien reproduit notamment le procès-verbal d'investigation d'un des enquêteurs, qui précise : "Le préfet du département du Nord n'autorise pas les opérations de police dans ce secteur sensible actuellement pour des raisons d'ordre public".

"Les moyens humains déployés n'étaient pas adaptés"


Mais contrairement à ce qu'affirmait ce procès-verbal, le préfet du Nord n'a donné "aucun interdit" pour que les gendarmes effectuent cette perquisition, a affirmé jeudi le général Marc Watin-Augouard. Et ce "pour la bonne et simple raison que ce dernier n'était pas informé de l'opération judiciaire en cours", précise le haut-gradé de la gendarmerie.

Selon le général, la perquisition "était localisée à Roubaix dans un quartier non classé parmi les quartiers sensibles mais au sein duquel résident des personnes connues des services de police et de gendarmerie. Cette circonstance a conduit les (gendarmes) enquêteurs de Lille, agissant en soutien de ceux de Grenoble, à ne pas donner immédiatement suite, considérant que les moyens humains déployés n'étaient pas adaptés. Ils ont invité les enquêteurs de Grenoble à prendre attache avec le commandant de groupement de gendarmerie du Nord pour la fourniture de moyens supplémentaires", comme une compagnie de gendarmes mobile par exemple.

"Le commandant de groupement n'a pas été saisi d'une telle demande. L'absence de suite donnée résulte vraisemblablement d'une mauvaise interprétation des propos tenus entre enquêteurs de régions différentes", conclut le général Watin-Augouard. "C'est une incompréhension interne et cela est regrettable pour la gendarmerie, mais le préfet est complètement en dehors de cette affaire qu'il faut ramener à sa juste nature", a ajouté le général.

Casseurs relâchés : Sarkozy demande une enquête

La décision du patron de la police de Seine-et-Marne de relâcher, vendredi dernier, une soixantaine de personnes interpellées après des dégradations de véhicules, pour éviter des troubles un an après les émeutes urbaines, a suscité mercredi la colère de syndicats de police. "J'ai demandé au directeur général de la police un rapport très circonstancié pour comprendre ce qui s'est passé", a déclaré mercredi soir Nicolas Sarkozy devant la presse à Marseille, où il s'était rendu au chevet de la jeune femme grièvement brûlée samedi dans l'incendie criminel d'un bus.

le 02 novembre 2006 à 08:34
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27 Commentaires

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  • Alain, le 02/11/2006 à 12h07

    "Autorités compétentes" est-il un termes adapté à ces circonstances ?

  • Legall, le 02/11/2006 à 10h03

    Nous citoyens français, nous acception la démission du préfet

  • Legall, le 02/11/2006 à 09h58

    Ce préfet devrait démissionner pour faute grave

  • Joel, le 02/11/2006 à 09h56

    Ben voyons ! Si ce prefet a peur des retombées , qu'il change de metier !! On a besoin d'hommes et de femmes qui fassent respecter l'ordre partout , y compris dans les cités dites sensibles. Il devrait rendre des comptes ce monsieur .

  • Oliver, le 02/11/2006 à 09h56

    1 seul mot : HONTEUX

  • Pierre, le 02/11/2006 à 09h47

    Le préfet a réalisé le voeux le plus cher des trafiquants : les laisser en paix en échange du calme dans la cité. Les médias qui font semblant de découvrir ce type de marchandage se moquent du monde ! Que dire des émeutes de 2005 ? Trois semaines d'incendies, de vols, de dégradations, de caillassages, trois morts et ... UNE mise en examen ! Cette année il aura fallu qu'une jeune femme se fasse immoler vivante pour que l'ajustice française commence à bouger ...

  • Liot, le 02/11/2006 à 09h45

    Je suis outré par mr le prefet,qui en fin de compte protege la minorité de jeunes gens qui font le trouble dans les rues,mais n'oublie pas de faire sanctionner ce qui on consommer de l'alcool pour une soirée passé a un mariage.je suis d'accord pour que ses jeunes gens soit sanctionner comme des adultes

  • Le Capitaine Fracasse, le 02/11/2006 à 09h40

    Qu'es ce que c'est ce délire préfectoral? Les voyous, les délinquants, les meutriers et autres bandits doivent être punis. A quoi sert la Police, la Gendarmerie si elles ne peuvent pas faire leur travail. On veut de la sécurité et non le contraire...

  • Jean-yves, le 02/11/2006 à 09h39

    C'est grâce a ce genre de décision que nous allons aller de plus en plus droit dans le mur bien que nous y soyons déjà

  • Pascal, le 02/11/2006 à 09h37

    Tout est dit ! A croire que les "autorités compétentes" attendent que ça explose... Parce que si ça continue comme ca c'est ce qui va arriver. En tout cas, qu'ils ne compte pas sur moi pour servir de victime collatérale à leur politique d'apprentis sorciers...

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