© AFP/ Michel GangneQuatre des cinq mineurs interpellés mardi après l'incendie d'un bus à Marseille ont été mis en examen et écroués jeudi soir, le cinquième étant relâché. Si trois d'entre eux ont admis "avoir eu des actes personnels en lien avec cet incendie", aucun "n'a admis être l'auteur du versement de l'essence ni d'avoir mis le feu", a précisé le procureur. Le responsable direct a peut-être été arrêté tôt ce vendredi : selon les informations de LCI, une nouvelle arrestation a eu lieu dans le cadre de cette enquête. Ce nouveau suspect est encore un mineur, âgé de 17 ans.
Les quatre suspects déjà sous les verrous, âgés de 15 à 17 ans, devront répondre "d'incendie volontaire ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente". Ils sont tous scolarisés. Ils auraient agi "par mimétisme" avec les événéments en région parisienne où plusieurs bus ont été incendiés la semaine dernière, selon le procureur. En ce qui concerne la victime de cet incendie, Mama Galledou, une passagère de 26 ans grièvement brûlée, son état de santé s'améliore, a annoncé vendredi matin son cousin lors d'une conférence de presse. Toutefois, à la mi-journée, l'Assistance-Publique-Hôpitaux de Marseille a indiqué dans un communiqué que l'état de santé de Mama Galledo n'avait enregistré "aucune évolution significative".
"Ils s'étaient bien organisés pour répondre aux questions"
S'ils sont traduits aux assises, les incendiaires risquent 30 ans de réclusion criminelle. Des témoignages ont permis de mettre en lumière le rôle des adolescents, selon le parquet et la police judiciaire. L'exploitation des preuves matérielles, comme les enregistrements vidéo, est encore en cours. "Ils s'étaient bien organisés pour répondre aux questions qui allaient leur être posées et il a fallu que les enquêteurs posent beaucoup de questions" pour mieux cerner leur implication, a précisé le procureur. L'avocat d'un des mineurs, Me Thierry Ospital, a déploré pour sa part que le temps n'ait pas été pris pour "vérifier les renseignements anonymes" transmis aux enquêteurs.
Au lendemain de la visite express de Nicolas Sarkozy, qui a réclamé la plus grande sévérité pour les incendiaires, "quel que soit leur âge", une cinquantaine d'habitants des cités où les adolescents avaient été interpellés mardi ont bloqué la circulation durant deux heures. A l'appel de la famille d'un des jeunes, ils entendaient protester contre certaines des interpellations, brandissant des pancartes qui proclamaient, à l'adresse du ministre : "Sarko, fais pas ta pub!!!", "Stop à la Gestapo". En écho à Nicolas Sarkozy, qui avait laissé entendre la veille qu'il pouvait y avoir d'autres interpellations, le procureur a déclaré que "l'enquête continue".
D'après agence
| Cinq mises en examen à Lille |
INFO LCI - Les quatre mineurs de 14 à 16 ans et le majeur de 18 ans interpellés mercredi pour avoir tenté de mettre le feu à un autobus de Lille ont été mis en examen. Les cinq jeunes gens, originaires du quartier populaire des Bois-Blancs où s'étaient déroulés les faits dimanche, avaient "avoué avoir tenté d'incendier le bus" et "reconnu qu'ils voulaient faire comme à Marseille", selon le procureur de la République de Lille. Ni le chauffeur, qui avait pu maîtriser le départ d'incendie, ni les deux passagers présents dans le bus à ce moment, n'avaient été blessés. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...



