Seringue (archive)C'est le dernier thriller dans le monde du dopage. Dans son édition de mardi, le quotidien sportif L'Equipe révèle que le laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) a été victime de piratage informatique. Une information confirmée par son directeur Jacques de Ceaurriz.
Les faits remontent à septembre dernier. Des courriers électroniques sont envoyés à des institutions sportives et des laboratoires étrangers. S'appuyant sur des documents internes, ces mails dénoncent les erreurs répétées commises par le LNDD dans ses analyses. Parmi les pièces jointes, une lettre de présentation et des documents piratés auprès du laboratoire, sortis de leur contexte et reconstitués pour bien montrer que le LNDD est coutumier d'erreurs. Selon L'Equipe, les faux sont de facture grossière, affichant notamment une adresse à "Châtanay-Malabry" et la lettre est rédigée dans un français médiocre, probablement par un anglophone.
Campagne de décrédibilisation
Le 7 novembre, les autorités de tutelle du laboratoire portent plainte. L'enquête est confiée à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC). Selon L'Equipe, l'office aurait identifié un des auteurs des courriers : ce serait un proche du cycliste Floyd Landis. L'Américain a été convaincu de dopage à la testostérone après sa victoire dans le dernier Tour de France par une analyse effectuée à Châtenay-Malabry et qu'il a toujours contestée.
Le laboratoire de Châtenay-Malabry est la cible, depuis plusieurs mois d'attaques des cyclistes américains. Lance Armstrong, septuple vainqueur du Tour de France, a d'abord mis en cause le LNDD auteur de ses contrôles positifs à l'EPO en 1999, révélés en 2005 par L'Equipe. De même, depuis l'annonce de son contrôle positif sur le Tour de France, Landis et son entourage mènent, via internet, une campagne de décrédibilisation du laboratoire français.
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