Nicolas Sarkozy à Marseille, le 1er novembre 2006, après l'incedie volontaire d'un bus © TF1-LCIAlors qu'il se trouvait mercredi soir à Marseille pour rencontrer la famille de la jeune femme brûlée aux deux tiers dans l'incendie du bus dimanche et les enquêteurs, le ministre de l'Intérieur s'est prononcé (sur France 3) pour "plus de sévérité" après cet "acte de barbarie extrême". Il voudrait que "les mineurs multirécidivistes entre 16 et 18 ans devaient être punis comme s'ils étaient majeurs". "Quand on commet un crime dans la République française on doit payer pour cela, qui que l'on soit, quel que soit son âge", a-t-il estimé répétant que les auteurs ne resteront "pas impunis" et dénonçant un acte "lâche", une "folie à l'état pur".
La garde à vue des cinq mineurs, âgés de 15 à 17 ans, interpellés mardi matin à Marseille pour cet incendie volontaire a été prolongée mercredi. Le procureur de la République, Jacques Beaume, a indiqué mercredi soir qu'il déciderait jeudi matin s'ils devaient ou non être déférés en vue d'une mise en examen pour incendie volontaire ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente. Ils risqueraient alors jusqu'à 30 ans de réclusion.
Fortes présomptions
Le procureur s'est refusé à confirmer ou infirmer que certains interpellés auraient reconnu avoir participé à l'attaque du bus. Pourtant deux d'entre eux au moins auraient été reconnus par la conductrice du bus 32 attaqué. Ils sont les "auteurs présumés" avaient affirmé mardi Dominique de Villepin. "Nous avons un réseau de présomptions qui font peser sur eux des charges assez lourdes", a insisté Nicoals Sarkozy mercredi soir à Marseille. Interrogé sur l'éventualité d'autres interpellations dans cette affaire, il a répondu : "Rien n'est terminé", ajoutant que des interpellations avaient aussi eu lieu à Lille pour une tentative d'incendie d'un bus dimanche.
Selon une source proche de l'enquête, plusieurs d'entre eux auraient "eu le cynisme de se changer sur le plan vestimentaire pour revenir sur les lieux afin de démontrer qu'ils n'étaient pour rien dans l'affaire". Des vêtements saisis à leur domicile lors de leur interpellation sont en cours d'analyses. Ces adolescents, qui avaient tous eu affaire à la police, pour l'un plus sérieusement, "vivent dans un monde virtuel basé sur les jeux vidéos", a déclaré un enquêteur ayant participé aux perquisitions.
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