Anthony Roko, toujours hospitalisé au lendemain de l'accident dont il a été victime © TF1/LCIIl s'était rendu de lui-même à la police mardi, il a avoué mercredi. Le supporteur de l'Olympique de Marseille, qui s'était constitué prisonnier à Narbonne, dans l'Aude, a avoué avoir introduit et lancé l'explosif qui a arraché dimanche deux doigts à un sapeur pompier, au début du match de Ligue 1 de football OGC Nice-OM. Il devrait être traduit devant le tribunal correctionnel de Nice jeudi selon une procédure de flagrance, selon une source judiciaire. Il devrait être mis en examen pour "violence avec arme ayant entraîné une infirmité". Il risque une peine de 10 ans de prison.
Le pompier blessé a de son côté reçu la visite, mercredi matin, du président de l'OM, Pape Diouf, et de l'actionnaire principal, Robert Louis-Dreyfus. Ils lui ont remis un cadre orné d'un maillot de l'OM signé par tous les joueurs de l'équipe.
"Fusée italienne"
Fabien Bouchira, étudiant de 21 ans demeurant à Coursan, près de Narbonne, s'était rendu mardi à la police, se sachant recherché après des témoignages recueillis par les enquêteurs. C'est "quelqu'un de tout a fait normal" qui "regrette profondément ce qui s'est passé" explique le substitut du procureur. Le groupe des "Fanatics", l'un des huit groupes de supporteurs constitués de Marseille, l'avait d'ailleurs reconnu mardi soir comme étant l'un de ses membres et à l'origine du drame.
Fabien Bouchira a été transféré au cours de la nuit de mardi à mercredi à Nice. Dès le début de son interrogatoire, il a reconnu être celui qui avait introduit à l'intérieur du stade du Ray et jeté sur la pelouse le gros pétard (et non une bombe agricole comme on l'avait cru au début) qui, en explosant, a déchiqueté la main droite du sapeur pompier Anthony Roko, 20 ans, a indiqué le vice-procureur de Nice, Mario Agneta. Appelés "cobra", "fusée italienne" ou "tigre bison", ces gros pétards qui peuvent être chargés de jusqu'à 50 grammes de poudre sont disponibles dans des magasins spécialisés en Italie ou sur Internet, selon une source proche de l'enquête. Enveloppés dans du papier aluminium, ils deviennent indétectable au flair des chiens à l'entrée des stades.
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