TF1-LCI © TF1-LCIPour Nicolas Sarkozy, il s'agit d'attaques "stupides" et "basses". "Ca ne mérite aucune polémique et le désarroi du Parti socialiste ne doit pas le conduire à abaisser à ce point le niveau de la campagne", a estimé le ministre-candidat.
Pourtant, l'affaire fait jaser. Deux mineurs de 17 ans et un majeur de 18 ans ont été interpellés la semaine dernière pour le vol d'un scooter un peu particulier, de par l'identité de son propriétaire, l'un des fils de Nicolas Sarkozy. Ce dernier avait déclaré le vol de son Piaggio 50 cm3 le 7 janvier à Neuilly. Le scooter a été retrouvé à Bobigny 10 jours plus tard. Un phénomène assez rare puisque sur les 200 deux-roues volés chaque jour en France, moins d'un sur dix est retrouvé.
Mais cette fois, selon le Parisien, les policiers ont employé des moyens importants. Signalé sur un parking par une habitante de Bobigny quelques jours après le vol, le scooter a pu être identifié comme appartenant au fils de Nicolas Sarkozy grâce à un relevé d'empreinte et deux prélèvements ADN.
"Deux poids deux mesures"
Un policier, interrogé par le Parisien, explique que l'enquête a été "bien menée" avec des moyens habituels. Un avis que ne partage pas Frédéric Brodziak, réprésentant des Motards en colère. Selon lui, cette histoire "n'est pas représentative du quotidien des motards. En cas de vol, à chaque fois, on nous répète que n'avons aucune chance de retrouver notre deux-roues", explique-t-il, amer, au Parisien.
L'affaire fait aussi réagir syndicats et politiques. François Bayrou l'a ainsi jugée mardi symptomatique du "deux poids deux mesures" dans l'attitude de la police et de la justice. "C'est évident que ce genre de petit événement est révélateur de la manière dont, selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour, en tous cas l'attitude de la police, de la justice ne sera pas exactement la même", a déclaré le candidat de l'UDF sur RTL. Pour sa part, Action-police CFTC, syndicat minoritaire, a demandé au président de la République la création d'une commission d'enquête parlementaire, jugeant "intolérable (...) de jeter l'opprobre sur la police en la faisant passer pour une force publique non pas au service de tous mais plutôt au service particulier de quelqu'un".
D'après agence
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