Une opération du GIGN vendredi 19 janvier 2007 pour maîtriser un forcené à son domicile, près de Toulouse, s'est soldée par la mort d'un gendarme © TF1-LCI"L'assaut du GIGN aurait pu être évité, ils ont fait tout le contraire de ce qu'on leur disait, par la force", a indiqué lundi la compagne du forcené qui a tué un gendarme et en a blessé deux autres vendredi à Gensac-sur-Garonne.
"J'avais indiqué à leurs médiateurs que la vue d'hommes en uniforme allait aggraver les choses avec mon ami, qu'il allait imaginer sa guerre d'Algérie, qu'il prenait des médicaments et qu'il était très fragile. Je ne crois pas avoir été écoutée", a précisé Marcelle Auguste, la compagne d'André Rouby. "Rien ne serait arrivé si les gendarmes m'avaient laissé monter à pied avec sa fille et son fils vers la maison, pour parler avec lui, je l'ai proposé, on m'a dit 'non on est responsables de vous'", a-t-elle ajouté.
"Un homme gentil"
Après avoir été maîtrisé, l'homme, qui a tiré au total une dizaine de coups de feu avec une arme de chasse de gros calibre, a été admis dans un hôpital psychiatrique toulousain. Il sera interrogé lorsque son état de santé le permettra. Marcelle Auguste a précisé ne pas savoir où le sexagénaire est hospitalisé et n'avoir eu aucun contact avec les autorités depuis le drame.
Le forcené, un entrepreneur plâtrier à la retraite de 66 ans, est décrit par des habitants de son village comme "un homme gentil". Il avait déjà eu des crises de ce type, mais "il avait pu être maîtrisé", avait indiqué vendredi Henri Devic, le maire de Gensac-sur-Garonne, un village de 350 habitants.
"L'intervention était tout à fait opportune et justifiée compte tenu de l'extrême dangerosité de l'individu, après qu'il ait tiré une dizaine de coups de fusil et déjà grièvement blessé un membre des forces de l'ordre", a déclaré lundi le procureur de la République de Toulouse, Paul Michel.
(D'après agence)
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