"L'assaut du GIGN aurait pu être évité"

le 22 janvier 2007 à 13h54 , mis à jour le 22 janvier 2007 à 14h06

Pour la compagne du forcené qui a tué un gendarme vendredi, près de Toulouse, rien ne serait arrivé si elle avait pu parler avec lui.

TF1-LCI : Une opération du GIGN vendredi 19 janvier 2007 pour maîtriser un forcené à son domicile, près de Toulouse, s'est soldée par la mort d'un gendarmeUne opération du GIGN vendredi 19 janvier 2007 pour maîtriser un forcené à son domicile, près de Toulouse, s'est soldée par la mort d'un gendarme © TF1-LCI

"L'assaut du GIGN aurait pu être évité, ils ont fait tout le contraire de ce qu'on leur disait, par la force", a indiqué lundi la compagne du forcené qui a tué un gendarme et en a blessé deux autres vendredi à Gensac-sur-Garonne.

"J'avais indiqué à leurs médiateurs que la vue d'hommes en uniforme allait aggraver les choses avec mon ami, qu'il allait imaginer sa guerre d'Algérie, qu'il prenait des médicaments et qu'il était très fragile. Je ne crois pas avoir été écoutée", a précisé Marcelle Auguste, la compagne d'André Rouby. "Rien ne serait arrivé si les gendarmes m'avaient laissé monter à pied avec sa fille et son fils vers la maison, pour parler avec lui, je l'ai proposé, on m'a dit 'non on est responsables de vous'", a-t-elle ajouté.

"Un homme gentil"

Après avoir été maîtrisé, l'homme, qui a tiré au total une dizaine de coups de feu avec une arme de chasse de gros calibre, a été admis dans un hôpital psychiatrique toulousain. Il sera interrogé lorsque son état de santé le permettra. Marcelle Auguste a précisé ne pas savoir où le sexagénaire est hospitalisé et n'avoir eu aucun contact avec les autorités depuis le drame.

 Le forcené, un entrepreneur plâtrier à la retraite de 66 ans, est décrit par des habitants de son village comme "un homme gentil". Il avait déjà eu des crises de ce type, mais "il avait pu être maîtrisé", avait indiqué vendredi Henri Devic, le maire de Gensac-sur-Garonne, un village de 350 habitants.

"L'intervention était tout à fait opportune et justifiée compte tenu de l'extrême dangerosité de l'individu, après qu'il ait tiré une dizaine de coups de fusil et déjà grièvement blessé un membre des forces de l'ordre", a déclaré lundi le procureur de la République de Toulouse, Paul Michel.

(D'après agence)

le 22 janvier 2007 à 13:54
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

12 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Mimi, le 24/01/2007 à 12h04

    Pour préserver la vie de cet homme, et protéger sa famille, ils ont payé de la leur alors restez dignes et rendez leur hommage plutôt que de les accabler encore plus.

  • Carine, le 22/01/2007 à 15h57

    Pourquoi cette femme n'est elle pas restée auprès de son mari au lieu de s'enfuir puisqu'il suffisait qu'elle lui parle? Et si ce gentil monsieur avait tiré sur elle et leurs enfants elle l'aurait également reproché aux gendarmes donc son analyse après coup est vraiment inutile, déplacée et elle ferait mieux de se taire.

  • X, le 22/01/2007 à 15h46

    Quoiqu'il arrive, la Police et la Gendarmerie seront toujours mis en cause. Le GIGN n'aurait pas donné l'assaut, des voix se serait elevés pour demandé des comptes.... Et si vous ne voulez pas l'intervention des services de Police et de Gendarmerie, ne les appellait pas. raz le bol d'etre mis en cause perpetuellement!!!!!!

  • Tiphanie, le 22/01/2007 à 15h36

    Franck, vous faites parti du GIGN? Ils ont eu 2 morts en 30 ans, je pense qu'ils savent très bien quand intervenir. mais on n'est jamais à l'abris de rien. quant à s compagne, si elle avait été tuée, on aurait hurlé à l'irresponsabilité du GIGN, et ses enfants auraient été orphelins... aucune décision n'est évidente dans ces situations, mais il faut bien faire quelque chose. c'est facile de refaire l'histoire 3 jours après derrière un écran...

  • Vero, le 22/01/2007 à 15h13

    Il n'y a qu'un pas pour que l'opinion publique juge que ce drame humain est de la faute du GIGN et que ce gendarme mort à 35 ans est décédé pour ne pas avoir pris la bonne décision et non de celui qui a tiré dans un moment de délire le passé l'ayant rattrapé. La critique est un sport français. Une pensée pour la famille de ce gendarme et de ses deux collègues. Le risque "zéro" dans ce métier de terrain n'existe pas, mais c'est bien triste de mourir dans de telles conditions. Merci de ne pas me censurer cette fois.

  • Florent, le 22/01/2007 à 15h10

    Bientot, ce sera lui, le forcené, la victime du drame.

  • Oui, le 22/01/2007 à 14h59

    Sans otage, une simple grenade de gaz paralysant eut été nécessaire et suffisante. C'est un incident vraiment stupide. Quid du responsable des opérations?

  • Fabrizio, le 22/01/2007 à 14h54

    ... du gaz soporifique aurait limité la casse . Le type n'était certainement pas équipé de masque à gaz à l'intérieur de sa maison .

  • Philippe, le 22/01/2007 à 14h30

    Si cette dame voualit parler avec son mari pourquoi ne l'a t elle pas fait avant d'appeler les gendarmes. Quant aux autres,les biens pensants qui ne savent que parler et critiquer, ce sont de trites gens qui ne prennent jamais leurs responsabilités mais quisont toujours les premiers à donner leur avis.

  • Garrigue, le 22/01/2007 à 14h24

    Le mot "forcené" me dérange ...lorsqu'il s'agit d'une personne malade,traumatisée par des évènements douloureux,alors qu'il était militaire !!! la responsabilité du médecin psychiatre qui le suivait est fortement engagée ...et la police devrait écouter la famille.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience