Un convoyeur de fonds a été tué et deux autres grièvement blessés, lundi vers 14 h dans le nord de Metz lors du braquage de leur fourgon de la société Sécuritas. C'est ce qu'on a appris de sources policière et syndicale.
Le fourgon blindé Sécuritas, qui faisait une tournée de collecte de fonds, a été pris en sandwich par deux voitures dans une petite rue. Selon Gérard Apruzzes, secrétaire général de FO-Transports, les malfaiteurs dont le nombre n'a pas été précisé, ont posé une charge explosive sur la porte latérale du véhicule blindé. Ils ont ensuite tiré sur le véhicule avec un lance-roquette équipé d'une charge creuse, une munition destinée à percer les blindages, selon le procureur Joël Guitton. Des impacts de balles ont également été constatés sur le véhicule et des douilles de fusil d'assaut Kalachnikov ont été trouvées sur place, selon des sources policières. Avant de prendre la fuite, les malfaiteurs ont incendié les voitures qui avaient servi lors du braquage. Le montant du butin n'était pas connu lundi vers 16h 30.
Selon le syndicaliste joint pas LCI.fr, la dernière attaque mortelle remonte à 2003 à Lyon. "Il y avait moins de braquages de fourgons grâce à des mesures draconiennes : blindage des fourgons, véhicules équipés de sytème GPS, valises inviolables etc.", explique le syndicaliste. Il précise que les attaques s'étaient aussi reportées sur les dabistes, ceux qui rechargent les distributeurs de billets. L'enquête a été confiée à l'antenne de Metz du SRPJ de Strasbourg.
| La CFDT appelle à la grève le jour des obsèques |
La fédération CFDT des Transports et de l'Equipement a appelé lundi la profession des convoyeurs de fonds à une journée de grève le jour des obsèques du convoyeur tué. "Une nouvelle fois la profession paie un lourd tribut", a dénoncé le syndicat. La fédération "s'insurge contre cet acte odieux qui frappe un de nos camarades victimes de ses conditions de travail", indique le syndicat. |





