Une opération du GIGN vendredi 19 janvier 2007 pour maîtriser un forcené à son domicile, près de Toulouse, s'est soldée par la mort d'un gendarme © TF1-LCILe forcené qui avait tué à coups de fusil un gendarme du GIGN et en avait blessé deux autres, le 19 janvier à Gensac-sur-Garonne, en Haute-Garonne, près de Toulouse, a été mis en examen pour "homicide volontaire sur un militaire de la gendarmerie", a annoncé vendredi à Toulouse le procureur de la République. André Rouby, a également été mis en examen pour "tentative d'homicide" sur sa compagne et "tentatives d'homicide volontaire sur deux militaires de la gendarmerie nationale".
Un mandat de dépôt a été délivré contre l'ancien entrepreneur plâtrier de 66 ans, en crise lors de l'assaut vendredi dernier de sa maison par des membres de cette unité d'élite. Entendu mercredi par les gendarmes, il a été décidé qu'il restait en détention provisoire tout en étant hospitalisé dans un centre psychiatrique.
Expertise psychiatrique ordonnée
Interrogé sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'une information judiciaire pour assassinat, le procureur de la République a déclaré : "C'est équivalent à un assassinat, car c'est aggravé par la qualité de la victime (ndlr: un militaire). Il risque, comme pour un assassinat, la réclusion criminelle à perpétuité".
Par ailleurs, une expertise a été ordonnée par les juges d'instruction Nicole Bergougnan et Martine Dournes, qui se sont déplacées à l'hôpital vendredi pour lui signifier sa mise en examen. Le forcené a déjà été interné plusieurs fois en hôpital psychiatrique dans son existence. Les expertises chercheront à déterminer s'il était responsable de ses actes et donc s'il doit ou non être jugé aux assises.
Pour l'avocat de la famille d'André Rouby, "on essaie de donner à un malade le statut de simple justiciable. On voudrait qu'il ait tué le pauvre militaire en toute connaissance de cause et sans un grain de folie, or, le dossier révèle que celui qui a tiré était fou au moment des faits (...) Le statut qu'il faut donner à cet homme est celui d'un malade. M. Rouby était en pleine démence et il est maintenant sous camisole chimique". L'avocat a aussi critiqué vendredi l'assaut : "pourquoi, comment et au nom de quel ordre, que je considère critiquable, a-t-on décidé de donner l'assaut ? La maison était isolée, l'homme était encerclé et ne présentait donc aucun danger, il suffisait de laisser le temps agir pour le maîtriser".
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