Des équipes de gendarmes lors de l'opération menée par le GIGN à Gensac-sur-Garonne pour maîtriser un forcené © TF1/LCIFait extrêmement rare, l'opération menée vendredi par le GIGN a Gensac-sur-Garonne, près de Toulouse, a mal tourné. Un homme du GIGN a été tué et deux autres hommes blessés, dont un grièvement, lors d'une opération visant à maîtriser un forcené armé d'un fusil de chasse à son domicile près de Toulouse. Il s'agit du second gendarme du GIGN tué en opération depuis la création de cette unité d'élite en 1974.
Le gendarme tué, le maréchal des logis chef Frédéric Mortier, 35 ans et célibataire, a été atteint au moment de l'assaut contre André Rouby, un entrepreneur plâtrier à la retraite de 66 ans, qui n'avait pas voulu répondre aux multiples tentatives de prises de contact du GIGN. Un de ses collègues a été plus légèrement atteint lors de cet assaut mené vers 22 heures. Le 3e gendarme avait été blessé plus grièvement lors de la mise en place du dispositif vers 18h30.
Le forcené en garde à vue
Vendredi matin, une patrouille de la gendarmerie réquisitionnée par le maire de Gensac-sur-Garonne, une commune située à une cinquantaine de km de Toulouse, avait essuyé des tirs du sexagénaire, qui avait auparavant pris pour cible la voiture de son ex-épouse. Retranché dans sa maison, il aurait encore utilisé son arme en tirant des balles de gros calibre et destinées à la chasse au sanglier. Selon le procureur de Toulouse, Paul Michel, il a "tiré plus de dix fois" et "n'a jamais répondu aux tentatives de négociations".
L'intervention du GIGN a alors été décidée et les gendarmes de cette unité d'élite ont mis en place leur dispositif. C'est à ce moment-là que cet entrepreneur, qui avait déjà eu des antécédents psychiatriques et avait été admis dans un hôpital psychiatrique toulousain, a blessé à l'épaule gauche l'un des membres du GIGN. Le gendarme, grièvement atteint, a dû être évacué vers l'hôpital Rangueil de Toulouse.
Le forcené a été placé en garde à vue pour "tentatives d'homicides multiples et également assassinat". "Il est à l'hôpital compte tenu de son état : le personnel médical nous dira s'il peut être interrogé", selon le procureur. "Une enquête est en cours. Il y a notamment des constatations très importantes à faire sur place", a-t-il dit, sans donner plus de détails.
Samedi en fin de matinée, les ministres de la Défense, de l'Intérieur et des Affaires étrangères se sont rendus au chevet des victimes pour leur rendre hommage (lire notre article).
D'après agence
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