Un gendarme du GIGN tué

le 20 janvier 2007 à 07h12 , mis à jour le 20 janvier 2007 à 14h17

Deux autres hommes ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une opération visant à maîtriser vendredi un forcené à son domicile près de Toulouse.

Des équipes de gendarmes lors de l'opération menée par le GIGN à Gensac-sur-Garonne pour maîtriser un forcenéDes équipes de gendarmes lors de l'opération menée par le GIGN à Gensac-sur-Garonne pour maîtriser un forcené © TF1/LCI

Fait extrêmement rare, l'opération menée vendredi par le GIGN a Gensac-sur-Garonne, près de Toulouse, a mal tourné. Un homme du GIGN a été tué et deux autres hommes blessés, dont un grièvement, lors d'une opération visant à maîtriser un forcené armé d'un fusil de chasse à son domicile près de Toulouse. Il s'agit du second gendarme du GIGN tué en opération depuis la création de cette unité d'élite en 1974.

Le gendarme tué, le maréchal des logis chef Frédéric Mortier, 35 ans et célibataire, a été atteint au moment de l'assaut contre André Rouby, un entrepreneur plâtrier à la retraite de 66 ans, qui n'avait pas voulu répondre aux multiples tentatives de prises de contact du GIGN. Un de ses collègues a été plus légèrement atteint lors de cet assaut mené vers 22 heures. Le 3e gendarme avait été blessé plus grièvement lors de la mise en place du dispositif vers 18h30.

Le forcené en garde à vue

Vendredi matin, une patrouille de la gendarmerie réquisitionnée par le maire de Gensac-sur-Garonne, une commune située à une cinquantaine de km de Toulouse, avait essuyé des tirs du sexagénaire, qui avait auparavant pris pour cible la voiture de son ex-épouse. Retranché dans sa maison, il aurait encore utilisé son arme en tirant des balles de gros calibre et destinées à la chasse au sanglier. Selon le procureur de Toulouse, Paul Michel, il a "tiré plus de dix fois" et "n'a jamais répondu aux tentatives de négociations".

L'intervention du GIGN a alors été décidée et les gendarmes de cette unité d'élite ont mis en place leur dispositif. C'est à ce moment-là que cet entrepreneur, qui avait déjà eu des antécédents psychiatriques et avait été admis dans un hôpital psychiatrique toulousain, a blessé à l'épaule gauche l'un des membres du GIGN. Le gendarme, grièvement atteint, a dû être évacué vers l'hôpital Rangueil de Toulouse.

Le forcené  a été placé en garde à vue pour "tentatives d'homicides multiples et également assassinat". "Il est à l'hôpital compte tenu de son état : le personnel médical nous dira s'il peut être interrogé", selon le procureur. "Une enquête est en cours. Il y a notamment des constatations très importantes à faire sur place", a-t-il dit, sans donner plus de détails.

Samedi en fin de matinée, les ministres de la Défense, de l'Intérieur et des Affaires étrangères se sont rendus au chevet des victimes pour leur rendre hommage (lire notre article).

D'après agence

le 20 janvier 2007 à 07:12
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26 Commentaires

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  • KERRENEUR, le 20/01/2007 à 10h46

    C'est tout simplement lamentable!!! Et comme d'habitude le forcené sera de nouveau admis en psychiatrie et la justice lui trouvera peut être des circonstances aggravantes. QUELLE TRISTESSE POUR LA FAMILLE DE CE GENDARME AUSSI COURAGEUX UN METIER MALHEUREUSEMENT PAS ASSEZ RECOMPENSE

  • François Régis, le 20/01/2007 à 10h34

    Quelle tristesse !!!!! Encore un Gendarme tué alors qu'il essayait de raisonner un fou furieux.Mille pensées affectueuses à sa famille et à tous ses proches et camarades.

  • Jean, le 20/01/2007 à 10h25

    Les armes de guerre sont interdites mais les cartouches de gros calibre sont en vente!!!

  • Marti, le 20/01/2007 à 10h10

    Sincére condoléance pour ce gendarme. Bon rétablissement aux autres.

  • Had, le 20/01/2007 à 10h08

    Respect et prière pour la famille du gendarme .Cependant suis étonné que cet homme ,agé de surcroît ,puisse avoir eu autant de facilité à tirer et toucher autant de cibles sur-entrainées , rompues à ce genre d'attaque enfin ...

  • Fred, le 20/01/2007 à 09h55

    Admis dans un hôpital psychiatrique et il avait une arme de gros calibre ???!!! Y a quelque chose qui m'échappe. Bon rétablissement aux gendarmes

  • HOMBERT, le 20/01/2007 à 09h50

    Aucun suivi pour ces malades mentaux qui peuvent anéantir des familles entières par leur acte.

  • Loetitia, le 20/01/2007 à 09h50

    Je suis tres triste antecedent psychiatrique et on lui laisse un fusil c'est affligeant de tout coeur avec les gendarmes que nous aimons tant

  • Eliot, le 20/01/2007 à 09h48

    Il serait plus que temps de considérer que certains malades mentaux sont incurables et dangereux, et que de ce fait, on ne doit pas les laisser dans la nature. Sincères condoléances à la famille et aux proches du gendarme Mortier.

  • Francky, le 20/01/2007 à 09h44

    Tout va mal !!! Les malades mentaux sont relachés dans la nature et de plus avec une ordonnance de port d'armes de chasse toléré.

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