Enquêteurs recherchant le corps du petit Julien, 3 ans, sur les berges du Rhône © TF1/LCILe petit Julien, dont on est sans nouvelle depuis sa disparition le 29 janvier à Bourg-lès-Valence, est toujours introuvable. Les fouilles entamées mercredi dans un lieu marécageux à une vingtaine de kilomètres du domicile de la famille "sont terminées et se sont malheureusement à nouveau révélées négatives", a indiqué le procureur de la République de Valence. De gros moyens avaient pourtant été déployés, au lieu dit Les Petits Robins sur la commune de Livron, mobilisant entre 30 et 50 policiers, gendarmes et pompiers, aidés de chiens. Car les enquêteurs ont tout lieu de soupçonner que c'est à cet endroit qu'a disparu l'enfant.
Selon des informations parues dans la presse, des relevés téléphoniques auraient permis d'établir que le beau-père de Julien, Jean-Eric Zemia, n'était pas resté dans l'agglomération valentinoise pour chercher son fils le soir de sa disparition, comme il l'avait affirmé aux enquêteurs, mais qu'il se serait rendu à une vingtaine de kilomètres de là, soit à peu près la distance entre cette zone marécageuse et son domicile. Le Figaro affirme qu'il avait l'habitude de se rendre à cet endroit pour pêcher. Le quotidien ajoute que la personne à laquelle il a parlé par téléphone, lors de cette fameuse nuit, à 4h30 du matin, n'était autre que la mère du petit disparu. En outre, des traces de sang de Julien auraient été trouvées dans le coffre de la voiture familiale. Des traces à moitié effacées, que l'on aurait tenté de faire disparaître.
L'irritation des enquêteurs
Le procureur n'a ni confirmé ni infirmé ces informations. Mais de source proche du dossier, on indique que la publication de ces "informations qu'elles soient vraies ou fausses" a irrité les enquêteurs. Une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration" ayant été ouverte, elle aura pour effet de faire entrer l'enquête sous le sceau du secret de l'instruction. "On ne pourra plus communiquer dans cette affaire qu'avec l'accord du juge d'instruction", a souligné le procureur Jean-Pierre Nahon.
A ce stade de l'enquête, le magistrat refuse d'écarter toute hypothèse, que ce soit celle d'une mort accidentelle, d'un drame familial ou d'un enlèvement par un tiers. Jean-Eric Zemia, qui a été inhumé mercredi à Bourg-lès-Valence, s'était suicidé le 31 janvier, après avoir passé 12 heures en garde-à-vue, laissant une lettre clamant son innocence.
D'après agence
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